C’est un Meng Hongwei qui ne ressemble plus au dirigeant à succès qui présidait les réunions d’Interpol. Les cheveux blanchis, vieilli par un an et demi passé derrière les barreaux et entouré de deux policiers, l’ex-patron de l’agence internationale a accepté le verdict stoïquement.

Meng Hongwei écope donc de treize ans et demi de prison pour avoir, selon Pékin, « abusé de son pouvoir » afin de « gaspiller sans compter » les fonds de l’État et de « satisfaire le train de vie extravagant de sa famille ».

L'ex-cadre du Parti communiste chinois, qui habitait à Lyon où se trouve le siège de l'organisation internationale Interpol, s'était volatilisé subitement en septembre 2018. C'est seulement après une dizaine de jours que Pékin avait annoncé qu'il avait été arrêté.

Purge générale

C’est donc la fin d’une fulgurante carrière au sein du Parti communiste chinois. Un destin que l'ex-vice-ministre de la Sécurité publique partage avec plus d'un million et demi de cadres communistes tombés en disgrâce depuis le début d’une campagne anticorruption lancée en 2013 et qui ressemble à une véritable purge destinée à écarter ceux qui s’opposent au président tout puissant Xi Jinping.

L'épouse de Meng Hongwei et ses deux enfants ont, quant à eux, obtenu l'asile politique en France. Grace Meng avait affirmé avoir été victime d'une tentative d'enlèvement et craignait pour sa sécurité.

RFI


(Yes)