La patronne de la Monusco l’a dit dans un entretien accordé à la presse. Bintou Keita s’est exprimée sur la nouvelle donne des opérations militaires conjointes en cours entre l’armée congolaise (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) dans la région de Beni-Irumu.

Pour cette dernière, le souci de son institution est qu’il y ait une coordination tripartite des opérations entre les trois forces, notamment la Monusco, les FARDC et les UPDF.

Madame Bintou a fait savoir que « dans cette coordination, qu’il n’y ait pas des dommages collatéraux et que la question de la protection des civils qui est au cœur de notre mandat, soit au premier plan de la gestion des risques en ce qui concerne la population, mais aussi sur la question de monitoring, de reporting des violations des droits de l’homme ».

Ensuite, elle s’est exprimée sur son respect envers la population congolaise qui s’est montrée un peu réticente sur l’implication de la mission onusienne dans ces offensives militaires contre les rebelles ADF.

Indiquons par ailleurs qu’une bonne partie de l’opinion, notamment à l’Est du pays, semble ne plus croire en la capacité ou mieux, à la volonté des casques-bleus de l’ONU à venir à bout des rebelles, après deux décennies de présence dans cette zone de la République. Et cela, malgré la mutation de leur mandat en y intégrant une brigade d’intervention rapide pour neutraliser les rebelles.

Gisèle Mbuyi


(GM/DNK/Yes)