Selon RFI qui a reçu l’information de la part d’une source de la MONUSCO, « le président Félix Tshisekedi a autorisé le vendredi 26 novembre aux forces armées ougandaises (UPDF) à pénétrer dans les territoires de l’Est de la République démocratique du Congo ». La même source a ajouté que « le président congolais Félix Tshisekedi a accepté la demande formulée par son homologue ougandais, Yoweri Museveni. L’objectif est notamment de poursuivre le groupe armé ADF qui sévit dans la zone. Mais au regard de l’histoire récente entre les deux pays c’est une décision sensible, qui n’a pas encore été annoncée officiellement par les deux chefs d’Etats ».

Cette information diffusée le week-end a suscité un tollé en République démocratique du Congo où plusieurs Congolais ne sont pas prêts à oublier le triste épisode de 1998. L'ancien candidat malheureux à la présidentielle de décembre 2018, Noël Tshiani, perçoit cette autorisation comme une "naïveté" de la part de la RDC après les massacres des Congolais perpétrés par cette même armée ougandaise ainsi que l'armée rwandaise sur le sol congolais.

"Cour internationale de Justice a condamné en 2005 l’Ouganda à indemniser RDC ($10 milliards) pour pertes subies durant l’occupation de son territoire (1997-2003). Au lieu de réclamer ce paiement, RDC autorise l’armée Ougandaise à entrer sur son territoire. Quelle naïveté !", s'est-il exclamé sur Twitter.

Du côté du camp de l'ex-président de la République, Joseph Kabila, certaines figures n'ont pas manqué de réagir. "Ce qui lui manquait en 1998, le voisin vient de l'obtenir formellement aujourd'hui : Un droit légal à occuper légitimement la partie Est, tant convoitée, de notre pays.", a écrit Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, toujours sur Twitter.

Cette autorisation de Félix Tshisekedi, devrait être, en principe, soumise à l'approbation du Parlement. Toujours d'après RFI, le président de la Commission défense et sécurité de l'Assemblée nationale, Bertin Mubonzi, s'est dit informé de cette question qui devait être soumise à la plénière.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)