Les deux communautés Ngombe et Mongo s’affrontent avec des fusils de chasse et à l’arme blanche, rapporte lundi 22 novembre des témoins à Radio Okapi. Ils indiquent des blessés graves sont enregistrés et que plusieurs maisons ont été incendiées.

Le conflit serait lié à la suspension du chef de secteur, de la tribu Ngombe, qui aurait instrumentalisé ses frères contre son intérimaire et sa communauté Mongo.

Selon Radio Okapi, « Le chef de secteur qui était là, était suspendu. On a remis l’intérim au secrétaire. Alors il a fait appel à sa population. Les gens sont venus, et puis ils ont commencé à incendier des maisons de la tribu mongo. Voilà comment est né ce conflit-là », a expliqué le président de la société civile de l’Equateur, antenne territoriale de Basankusu, Jean-Louis Wangela.

Il pense que c’est un conflit administratif qui a été « politisé et fortement tribalisé. »

Selon lui, la tension reste très vive à Djombo. Il affirme que malgré l’arrivée ce lundi, d’une délégation venue de Mbandaka, une autre personne a été blessée par fusil de chasse. Ce qui porte à cinq, le nombre de personnes blessées graves.

Il indique que les victimes admises à l’hôpital appartiennent à la tribu Mongo. Ces derniers sont pourchassés par les Ngombe majoritaires.

Leurs maisons ont été également incendiées. Ils se sont réfugiés au port de Djombo, en attente d’une éventuelle évacuation vers Basankusu.

« Depuis jeudi on a pillé des maisons. Comme des vaches sont pillées. Les gens sont en fuite dans la forêt. Il y a l’insécurité totale. Donc on ne veut plus voir les gens de tribu Mongo à Djombo, cherchant à exécuter le tribalisme, qui peut engendrer même la xénophobie. Les populations Mongo se sont réfugiées au port, vu qu’on a brûlé leurs maisons », a expliqué M. Wangela.

Le gouverneur intérimaire de la province de l'Equateur, Alain Elodji a reconnu la situation. Il a promis de se prononcer plus tard sur les dispositions prises face à ce conflit intercommunautaire.

Raymond Okeseleke


(ROL/PKF)