121 organisations de la société civile accusent l’Assemblée Nationale de prendre en otage le processus d’entérinement de 15 membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en complicité avec certaines parties prenantes au processus électorale. Ce, malgré le dépôt du rapport dans le délai par la commission mixte paritaire de l’Assemblée Nationale.

Dans une déclaration consultée lundi 13 septembre 2021 par Media Congo Press (MCP), ces organisations constatent que près d’un mois après le début du processus, "le calendrier du processus de désignation des délégués à la centrale électorale est largement dépassé, ce en violation de l’article 53 bis de la loi organique du 3 juillet 2021". Les autorités de l’Assemblée Nationale n’ont fourni aucune explication à la population sur ce retard.

Pour elles, tout semble "délibérément et intentionnellement" bloqué en vue de créer les conditions opportunes du dialogue visant le partage de pouvoir ainsi que la justification du glissement des élections de 2023.

S’opposant au glissement, ces forces sociales fustigent de même les tentatives des pétitions en gestation contre le Président de l’Assemblée Nationale. Elles considèrent cela comme une autre "stratagème politique" visant à renforcer la manœuvre du dialogue à l’issue de laquelle, il y aura partage des postes de gestion, ce qui va sans nulle doute favoriser le glissement.

De ce qui précède, elles recommandent à la chambre basse du Parlement d’accélérer le processus d’entérinement des membres de la CENI et menacent d’amorcer les actions de terrain au cas où le blocage persistait. Une façon, d’après elles, de sauver le socle des valeurs de la démocratie pris en otage.

Raymond Okeseleke


(ROL/GW/PKF)