Venus il y a de cela un mois déjà, ces éleveurs avec leur troupeau qui ravagent déjà quelques champs des paisibles citoyens, se sont installés dans les localités de Kikulu, à près de 12 km, à Kabi, c’est au moins 30 km de la cité de Lubao et ainsi que d’autres localités voisines de la province du Maniema et du Sud-Kivu, a relayé radio Okapi.net.

Selon le témoignage du président de la société civile de Lubao, Crispin Lomami, « ces bêtes ont commencé à ravager les aliments et quelques biens pour les villages voisins. Nous, nous ne pouvons pas héberger des animaux en provenance de l’Est, car nous ne connaissons même pas la qualité de ces gens », a-t-il déclaré, en considérant que la présence de ces derniers comme une occupation illégale et fait appelle aux autorités compétentes de s’impliquer avant qu’il ne soit trop tard, le dossier doit être traité.

Il a également insisté en disant que ‘‘la plupart de ces éleveurs sont des militaires. Et c’est ce qui s’était passé il y a peu de temps dans la Province Orientale, avec les Mbororo. Nous sommes la partie la plus enclavée, à Kikulu vers Samba, ils sont à 12 km, à Kabi 30 km, à Lukungu à 12 km et à la traversée à Makolo 15 km’’.

Il poursuit en disant, nous nous souvenons du problème de RCD. Il y avait à l’époque une base arrière ici à Lubao. Ce sont de tels gens qui font la colonie de dépeuplement. Lorsqu’ils arrivent, ils font semblant de se présenter la  nuit avec un petit nombre très réduit de 10 personnes et le lendemain, vous le verrez à 20 ainsi de suite, jusqu’à ce que nous soyons envahis par eux, a-t-il martelé, « je suis en train de dénoncer ».

Selon le président de la Société civile de Lubao « ces gens doivent quitter, car ça fait plus d’un mois qu’ils sont installés, et font déjà des résidences parce qu’ils ont distribué de l’argent partout où ils sont passés.

Il faut dire qu’il y a une idée cachée derrière ces éleveurs, l’urgence s’impose. Il est temps que la Haute hiérarchie du pays  prenne la chose au sérieux et qu’ils retournent d’où ils sont venus car ils n’ont pas reçu l’autorisation de s’installer dans cette partie du pays.

Gisèle Mbuyi


(GMM/PKF)