« Le contreseing est un acte de très haute portée politique et juridique qui relève de la compétence exclusive attachée à la qualité de Premier ministre et qui ne peut se concevoir dans le cadre de l’intérim tel que circonscrit dans la lettre qui l’a conféré au vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières », indique le document.

De son côté, la famille politique de Joseph Kabila  relève l'inconstitutionnalité des ordonnances portant nouvelle mise en place au sein de la magistrature et de l'armée. « S’agissant d’un gouvernement de coalition, le contreseing du Premier ministre constitue, au-delà de sa nature juridique, le gage des équilibres des pouvoirs entre le Président de la République et le Premier ministre qui est l’émanation de l’Assemblée nationale », soutient-on au FCC.

Ainsi, au regard de ce qui précède, le Premier ministre se propose de rencontrer de nouveau le Président de la République en vue de tirer au clair cette situation préoccupante.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba affirme avoir été surpris lorsque ces ordonnances ont été lues à la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), « sans que l’intérimaire ne l’en ait informé préalablement ».

Selon le communiqué lu par le porte-parole du Premier ministre, ces ordonnances tendent vers une "dérive dictatoriale" passible des "peines graves".

Un peu plus tôt, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a refusé, dans une déclaration, de reconnaître le contreseing en son nom sur la série des ordonnances lue le 17 juillet courant sur les ondes de la RTNC.

Gisèle Mbuyi


(GM/TN/Yes)