Evoquant tour à tour des difficultés liées à la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire en République démocratique du Congo. Mais aussi et surtout les tensions politiques qui existent entre la coalition au pouvoir. A savoir, le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président, Joseph Kabila et le Cap pour le changement (CACH) de l’actuel président Félix Tshisekedi.

« Dans un pays, et surtout l’alternance, il ne peut pas manquer de petits couacs. C’est normal. Dans une jeune démocratie, il est normal que tout ne soit pas rose. Mais avec la volonté clairement affichée par les deux leaders, la coalition au pouvoir a de beaux jours et je sais que la suite sera heureuse. », a affirmé à RFI, Willy Bakonga, ministre de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST).

Il a salué la « bravoure » et le « patriotisme » de Joseph Kabila pour cette « passation pacifique et civilisée du pouvoir ». Pour lui, il n’y a pas des bâtons dans les roues de Félix Tshisekedi qui exigeraient une dissolution de l’Assemblée nationale. D’ailleurs, avance-t-il, il y a des « préalables », des « conditionnalités » pour dissoudre la chambre basse du Parlement. Le président Joseph Kabila nous dit toujours que « les ministres FCC doivent très bien travailler en tant que membres du gouvernement à part entière…», a-t-il dit, justifiant l’harmonie qui règnerait entre les deux partenaires politiques.

Dans le volet de l’enseignement, Willy Bakonga a reconnu que la gratuité de l’enseignement est une réforme constitutionnelle dont l’idée a germé depuis Joseph Kabila et que le président Tshisekedi veut appuyer sur l’accélérateur. Il reconnait également la volonté affichée par le gouvernement pour résoudre la question de la pléthore des élèves dans des salles de classe avec l’avènement des salles de classe préfabriquées. Il a aussi évoqué la question de la paie des enseignants dont une partie d’enseignants seront payés, selon lui, à la fin de ce mois de janvier.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)