Le leader du mouvement politico-religieux Bundu Dia Mayala, auto-proclamé depuis le 4 janvier 2020 comme président de la République Fédéral du Congo, s’est dit qu’il ne peut travailler seul, raison pour laquelle, il veut former ce qu’il appelle « le présidium de la République fédérale du Congo », il s’est choisi 5 hautes personnalités de la Rdc dont Franck Diongo.

Ne Muanda Nsemi, a invité dimanche 12 janvier dernier dans une correspondance, l’opposant et leader du Mouvement Lumumbiste progressiste (MLP), dont l’appel a été rejeté par le parti politique de Franck Diongo qui se veut légaliste et a décliné l’offre.

J’avais déjà demandé à l'honorable Ne Muanda Nsemi de soutenir le Président de la République", a indiqué Franck Diongo, sur TOP CONGO FM. Le MLP dit avoir reconnu les institutions de la République, « en reconnaissant qu’il y a un Président installé qui dirige le pays ». Et d’ajouter qu’il considère « néanmoins la déclaration de Ne Muana Nsemi comme un SOS, un cri d’alarme de quelqu’un qui voudrait attirer l’attention sur lui ».

Il a par ailleurs rappelé que le leader du mouvement politico-religieux Bundu Dia Mayala ‘est malade’. On a détruit sa maison. Je demande la clémence de toutes les institutions. Qu'on essaie de s'occuper de sa santé. Qu'on dédramatise. Qu'on minimise le fait que ce sont des propos qui portent atteinte aux institutions de la République. Je n'approuve pas sa déclaration".


"Il ne dit pas qu'il a gagné les élections mais il a été nommé par Dieu. Nous ne sommes pas un pays des droits divins", poursuit Franck Diongo, "nous sommes un pays qui a la constitution comme base légale. Donc, c'est un acte qui n'a rien avoir avec le vrai pouvoir".


Signalant que le Ne Muanda Nsemi "a été très prudent", estime le leader du MLP, qui est d'avis que le chef de Bundu Dia Mayala "ne dit pas qu'il est président de la République démocratique du Congo mais de la République fédérale du Kongo central".

Il n’a pas manqué de "demander au président de la République et à la première dame, par rapport aux injures et aux attaques personnelles, de pardonner" à Ne Muanda Nsemi.

"C'est même un piège. Si aujourd'hui, le président de la République, la première dame ou le PGR s'énervent et l'arrêtent, il va mourir en prison. Sa mort va retomber sur la tête du président Tshisekedi", a prévenu Franck Diongo. 

Pour l’opposant Franck Diongo, la République Démocratique du Congo n’est pas un pays des droits divin, « nous sommes un pays laïc », a-t-il accentué.

Gisèle Mbuyi


(GM/ROL/Yes)