Constituée des structures féminines de lutte contre les violences faites aux femmes, notamment « Sofepadi » ; « Justice pour elles » ; « Rien sans les femmes » ; « Acofepe », « El’as initiative », la synergie exige plus de sanctions contre les auteurs des violences sexuelles commises sur les femmes. « Nous nous attendons à ce que la loi sur les violences sexuelles soit modifiée en tenant compte de notre mémorandum », a déclaré en substance la coordinatrice de « Je dénonce », Maguy Mbuku.

Ce groupe de pression a, dans son mémo, proposé au parlement la révision des peines prévues dans la loi concernant les violences sexuelles. Ce mémo a été déposé à la commission en charge du Genre, Famille et Enfant à l’Assemblée nationale. Il va ensuite remonter jusqu’à la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda.

Cette synergie invite également la population à dénoncer tout acte de violences faites aux femmes en vue de rendre justice aux victimes. Ces associations estiment que les sanctions prévues par la loi sur les violences sexuelles ne s’appliquent pas toujours sur leurs auteurs.

En République démocratique du Congo comme dans bien d’autres pays du monde, les violences sexuelles sont un véritable fléau pour la société. En octobre 2019, dans un atelier organisé à l’attention des journalistes avec le concours du Réseau des journalistes pour la santé sexuelle et reproductive (RJSSR), l’Ong Pathfinder International estimait que les droits humains, de manière générale, ne couvraient pas « dans la réalité » tous les droits des femmes. « Dans le monde entier, les femmes subissent des violations de leurs droits, parce qu’elles sont femmes. Des femmes au sens biologique, mais surtout au sens social », rappelait cette organisation.

Dido Nsapu


(DNK/Yes)