La machine à voter sera là. Les bulletins aussi. Les candidats, toutes tendances confondues, sont appelés à contribuer à la réussite du processus électoral. Sans troubles, ni chaos, les congolais ont là, l’opportunité de se choisir leurs futurs dirigeants, nonobstant les écueils ainsi que toutes  les autres mièvreries techniques résultant, logiquement, d’un processus aux conditionnalités aussi  complexes et que  multiples.   Surtout qu’il s’agit d’un pays aux dimensions continentales, avec 2.345.000 Kilomètres carrés et ses neuf voisins dont l’œil inquisiteur dans ce processus n’est toujours pas le bienvenu, selon que le gouvernement congolais avait décidé, du moins pour cette fois-ci, de financer, tout seul, le coût y relatif.

Allons à l’essentiel

Si longue aura été l’attente,  l’essentiel  est qu’enfin, dès les premières heures du  matin de ce  dimanche 30 décembre 2018, plus précisément à six heures, les bureaux de vote seront ouverts.

A ce sujet, la CENI, à l’en croire, aurait pris des dispositions afin que les agents commis à la tâche soient, quant à eux, sur les lieux de vote à 5 heures pour tout apprêter, c’est-à-dire, les kits dont les urnes, les isoloirs, les bulletins de vote, les PV ainsi que tous les autres documents nécessaires, sans oublier, évidemment, la machine à voter, quoique fortement contestée  par Lamuka et les autres candidats engagés dans la course à la Présidentielle 2018, pour accueillir les électeurs.

En termes de procédures, chacun des ceux qui y sont attendus devrait, normalement, se prémunir de sa carte d’électeur qu’il présentera aux assesseurs attitrés avant que ceux-ci ne lui remettent les bulletins de vote assortis de trois choix à opérer en vertu de trois scrutins, à savoir, la Présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales qui doivent se dérouler en une séquence et en un jour, conformément aux options levées, depuis la fin solennelle des discussions directes, sanctionnées par la signature de l’Accord de la Saint Sylvestre,  conclu sous la férule des Evêques, le 31 décembre 2016,  au Centre Interdiocésain, à la lisière de la Gombe.

Ici, il est important de relever qu’après le vote,  le vrai travail va commencer pour les observateurs et témoins. Si pour la Présidentielle 2018, la tâche paraît aisée, il n’en est pas, cependant, le cas, pour les législatives nationales et provinciales.  Tenez ! Plus de quarante millions d’électeurs devront, au fait, départager 15.358 candidats à la Députation Nationale, 19640 candidats à la Députation Provinciale. Puis, l’affaire du seuil de représentativité pourrait intervenir, comme pour en découdre et  couper l’herbe sous les pieds de tous les compétiteurs.  Du moins, au niveau des législatives nationales et provinciales, personne ne peut prétendre détenir d’avance, le pronostic de toutes les faveurs pour crier à la victoire sans pour autant être rattrapé à l’annonce des résultats par la CENI, si jamais l’affaire du seuil était appliquée avec sévérité.

Quoi qu’il en soit, nombreux de tous ceux qui, depuis plus d’une décennie, rasaient les murs du Palais du Peuple, pour parler au nom  des plus démunis, ne reviendront, certainement, pas à l’hémicycle,  du moins, dans leur majorité.

Il y a aura, certes, beaucoup d’appelés  mais,  trop peu d’élus. Car, en effet, non seulement que les places sont limitées. Mais, après tout, le seuil aura été, sans nul doute, l’épée de Damoclès  que les Députés sortants, eux-mêmes, du haut de leur gloriole, auront choisi de suspendre sur les propres têtes.  Voilà que de manière générale et sans la moindre complaisance, ils seront, à tout prix, rattrapés, lors du verdict des urnes.

La Prospérité 


(TN/Rei/Yes)