Un cas de grossesse môlaire a été récemment diagnostiqué au centre de santé Mère et Enfant de Sumbu à Kinshasa, a "annoncé mercredi à l'ACP, le Dr Léonard Ngalamulume, médecin traitant dans ce centre de santé. Selon ce médecin, la grossesse môlaire, autrement appelée môle hédériforme, est une grossesse presque sans fœtus. Mais la femme aura un excès d'hormone chorionique gonadotrope (HCG)et elle va saigner déjà au premier trimestre de la grossesse.

La grossesse môlaire est due à une anomalie survenue lors de la fécondation qui entraine un développement anormal du placenta. Cette grossesse est dite môlaire car en évoluant elle ne forme pas un fœtus, mais ce sont plutôt les villosités qui se multiplient. Le Dr Ngalamulume a expliqué que la grossesse môlaire peut se manifester sous différentes formes. Sous sa forme typique, elle se traduit par des saignements assez importants responsables d'une anémie et d'une augmentation du volume de l'utérus. Une accentuation des signes de la grossesse ou une toxémie gravidique est parfois observée. Une échographie pelvienne endovaginale suivie d'un dosage de l'hormone chorionique gonadotrope (HCG) sérique total permettra de poser le diagnostic de la grossesse môlaire.

Complète ou incomplète, la grossesse môlaire n'est pas viable. C'est pourquoi, a affirmé le Dr Ngalamulume, il faut donc rapidement évacuer le produit de la grossesse. Cela se fait par aspiration utérine réalisée sous contrôle échograp hique. Une anatomopathologie du produit de la grossesse est généralement réalisée afin de diagnostiquer le type de môle, a-t-il précisé. Il a enfin indiqué qu'un contrôle échographique est systématiquement réalisé dans les 15 jours suivants l'aspiration afin de vérifier l'absence de rétention, une complication fréquente de la grossesse môlaire. En cas de rétention, une seconde aspiration sera réalisée.

ACP


(Milor/GTM/PKF)