L’acteur principal n'est autre que le catcheur albinos, président de la fondation éponyme et président de la Fédération des ONG des albinos du Congo (Falco), Alphonse Mwimba Makiese Texas. Présent à l'activité, le héros a été appelé à commenter ce documentaire après la projection, profitant de cette occasion pour se réjouir des résultats du travail qu’il a abattu, pendant plus de vingt ans déjà, au profit des personnes vivant avec albinisme.

 Le président de la Fondation Mwimba Texas (FMT) a, en effet, reconnu le changement réalisé dans le pays en faveur de ces personnes. Auparavant, a-t-il rappelé, la société congolaise regardait les albinos d’une manière dédaignante. Aujourd'hui, a-t-il témoigné, ce regard a changé positivement, occasionnant même des mariages entre albinos et non–albinos.

Mais loin de se satisfaire de ces résultats, a-t-il indiqué, le combat pour les droits des albinos doit continuer car, dans certains coins du pays, des albinos subissent encore la marginalisation et la discrimnation.  Et cela, a-t-il a jouté, la République démocratique du Congo (RDC) est aujourd'hui un pays modèle dans le monde en ce qui concerne l’intégration des personnes vivants avec albinisme, grâce au travail abattu par son association ainsi que d’autres organisations qui lui ont emboité le pas dans ce combat. Aussi a-t-il appelé à la multiplication des actions de sensibilisation aussi bien des non-albinos que des albinos eux-mêmes pour leur intégration totale dans la société.  

Une matinée scientifique sur l’albinisme 

Outre la projection du film documentaire, les participants ont assisté à des exposés dans le cadre de la matinée scientifique sur l’albinisme. Le Dr Samy Ilongo a parlé de l’apport de l’albinisme dans l’immunité, tandis que Me Mutombo a exposé sur l’accès à la justice et le vice-président de la Falco, Boaz, a évoqué le développement inclusif des personnes vivant avec albinisme. Dans son exposé, le Dr Ilongo Samy a, entre autres, relevé que l’albinisme, qui est héréditaire, n’a jamais été contagieux.

Cette journée a été organisée dans le cadre de la campagne « La Déclaration universelle des droits de l’homme : 70 ans déjà ! », lancée par le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) avec ses partenaires. L' objectif est de promouvoir, auprès de tous les citoyens de la RDC, les valeurs universelles par cet important instrument.

Dans cette optique, le BCNUDH a prévu, du 1er au 10 décembre dans le pays, une série d’activités pour célébrer avec faste cet anniversaire.  Il s'agit de sensibiliser aux valeurs universelles et de faire connaître les droits de l’homme de manière à en améliorer leur mise en œuvre et amener les différents segments de la société à être informés sur le sujet, sur le rôle des différents acteurs de la société civile mais aussi les défis à relever pour leur concrétisation. Ces activités qui ont commencé par une marche sportive pour les droits de l’homme vont se clôturer avec la cérémonie officielle de la Journée internationale des droits de l’homme.

À l’espace Texaf Bilembo, les activités du village des droits de l’homme qui se tiennent depuis le 4 pour se clôturer le 9 décembre sont notamment des tables rondes, des matinées cinématographiques et projection des films, les jeux concours et des conférences, etc. La journée du 5 décembre a été consacrée aux personnes vivant avec handicap (PVH). À cette occasion, une autre ONG partenaire de la FMT, la fondation Kontinental, a organisé, en collaboration avec le BCNUDH et la Monusco, une conférence-débat sur le thème « Toza fier, autonomiser les PVH et assurer leur participation dans le développement ».

Lucien Dianzenza/Le Courrier de Kinshasa 


(ROL/GW/Yes)