Les enseignants et les élèves des écoles basées à Beni, territoire de la province du Nord-Kivu, ont déserté leurs écoles à la suite de l'insécurité, œuvre des rebelles ougandais de l'ADF. Les enseignants et les élèves ont conditionné la reprise des cours à la fin de l'insécurité. Celle-ci,contrairement au vœu des enseignants et des élèves, tarde à venir.

Et les jours passent et le retard perturbe le calendrier de l'année scolaire 2018-2019. Car l'on sait que le calendrier prévoit 222 jours. Et ne pas se conformer à ce calendrier risque de voir les enseignants ne pas terminer le programme de l'année scolaire. Cela avec tout ce que cela comporte comme inconvénients. Dès lors, l'autorité compétente devra décider à ce que l'on écourte, soit le congé de décembre, soit celui de Pâques.

Une réunion entre le maire de la ville, le gestionnaire des écoles conventionnées catholiques et les enseignants a été convoquée lundi 5 novembre à Beni, dans la province du Nord-Kivu, renseigne Radio Okapi. Au cours de cette réunion, les enseignants ont été appelés à reprendre les cours.

« A l'issue d'une réunion de 4 heures à la mairie de Beni tenue en présence du maire de Beni et son adjoint, nous avons sollicité la bonne volonté des enseignants pour voir ceque nous devons faire par rapport à cette situation. Vous savez que les deux grands scieurs sont les parents et les 
enseignants », a dit le gestionnaire des écoles conventionnées catholiques à Beni, Katembi.

Depuis plus d'un mois, rappelle- t-on, le Syndicat des enseignants du Congo (Syeco)/Beni a suspendu les activités scolaires à la suite de la recrudescence de l’insécurité dans cette partie du pays.

D'abord, ce sont les enseignants et les élèves de Beni qui étaient les premiers à déserter t'école. Ceux de Butembo leur ont emboîté le pas quelque temps après.

Pour les enseignants de Beni appuyés par ceux de Butembo, la reprise de ces activités rime avec le retour de lapaix dans ce territoire du Nord-Kivu.

RO/Le Potentiel 


(TN/Rei/Yes)