« Engageons-nous à aider chaque fille à développer ses compétences, à entrer dans le monde du travail sur un pied d’égalité et à exploiter tout son potentiel », c’est l’essentiel du message adressé ce jour par António Guterres, Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la célébration le 11 octobre de la journée internationale de la jeune fille.

Depuis 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque le 11 octobre. Elle vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. Cette Journée promeut également l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux.

Á travers le thème « Avec elle : encourager l’instruction et la qualification professionnelle des filles », la Journée internationale des filles nous rappelle cette année, qu’il est essentiel d’élargir les opportunités d’apprentissage actuellement disponibles aux filles, notamment à celles issues de pays en développement, qui risquent autrement de tomber dans un cycle d’exploitation et de travail précaire.

Aujourd’hui, toute une génération de filles se prépare à entrer dans un monde du travail en rapide mutation, transformé notamment par l’innovation et l’automatisation.

Ce contexte demande des travailleurs de plus en plus instruits et qualifiés. Or, un quart des jeunes pour la plupart des femmes ne sont actuellement ni scolarisées, ni formées ou employées.

Dans le monde, 132 millions de filles, entre 6 et 17 ans, ne sont pas scolarisées, soit plus de 21 fois le nombre de filles scolarisées en France. Pourtant, chaque année passée sur les bancs de l’école permet à une fille d’augmenter son futur revenu de 10 à 20 %, ce qui participe directement à l’amélioration de la croissance de son pays.

D’autre part, plus de 90% de ceux vivant dans des pays en développement travailleront dans le secteur informel, où le salaire est soit faible soit inexistant, et où l’abus et l’exploitation font la norme.

Sur le milliard de jeunes qui entreront sur le marché du travail au cours de la prochaine décennie, on compte environ 600 millions d’adolescentes.

Le SG de l’ONU a indiqué qu’à l’occasion de cette journée, des efforts seront déployés tout au long de l’année pour réunir et fédérer les partenaires et toutes les parties prenantes autour de la défense des droits des filles, et de la sensibilisation aux défis et aux besoins les plus pressants auxquelles elles doivent faire face afin d’acquérir les compétences nécessaires pour trouver un emploi qualifié.

Il s’agit d’appeler la communauté internationale à repenser la manière dont ces jeunes sont formées et de tracer de nouvelles voies afin de faciliter leur transition dans le monde du travail.

En Rdc, la journée internationale de la jeune fille n’est pas passée inaperçue.

L‘Unesco et l’Unfpa ont profité de cette occasion devant les membres du gouvernement congolais représentés par la ministre du Genre, des Affaires Coutumières ainsi que de l’Enseignement primaire et secondaire pour lancer le programme « nos droits, nos vies et notre futur », qui vise l’implication de l’enseignement sur la santé sexuelle et reproductrice aux élèves du primaire jusqu’en secondaire dans les différentes écoles de la Rdc.

Gisèle Tshijuka/MMC 


(GTM/Yes)