Cette formation qui sera appuyée par l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), débouchera sur la mise sur pied d'un code électoral qui servira des dispositions légales.

L'épineux problème de la gestion des contentieux électoraux demeure à la base de l'instabilité de différents pays africains au lendemain de l'annonce des résultats des scrutins à divers niveaux. Sans doute, c'est dans le souci de palier à ce phénomène de plus en plus récurrents et dans le cadre de son accompagnement au processus électoral en cours en RDC, que l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s'est engagée à appuyer le renforcement des capacités des magistrats près la Cour constitutionnelle ainsi que des experts de la Commission électorale nationale indépendante (Céni, à travers un atelier qui devra, en principe, démarré bientôt à Kinshasa.

Cette question a fait l'objet d'un entretien tenu le mardi 9 octobre 2018, au quartier général de Céni à Gombe, renseigne l'Agence congolaise de presse.

C'est le vice-président de cette institution d'appui à la démocratie, Norbert Basengezi, qui a échangé avec une délégation de l'OIF conduite par M. Boubacar Kante.

À en croire le-chef de la délégation de l'OIf, M. Boubacar Kante, les experts de trois institutions (OIF, Céni, C. constitutionnelle) doivent se mettre en œuvre pour la réalisation de ce projet qui débouchera sur la mise sur pied d'un code électoral qui servira de dispositions légales dans la gestion des résultats des élections et des éventuels conflits y afférents.

Par ailleurs, M. Boubacar Kante a indiqué en substance que ce code électoral devra être soumis aux autorités du pays en vue d'en examiner les modalités de mise en œuvre.


Cependant, la maitrise de la gestion des contentieux électoraux est une nécessité pour la RDC. L'opinion se souviendra des contestations des résultats des élections de 2006 et 2011 qui ont conduit à des émeutes et pertes en vie humaine. A cet effet, le leader de l'Udps, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2011, n'a jamais reconnu, jusqu'à sa mort en février 2017, sa défaite.

Les élections étant une célébration de fête à travers les pays de veille démocratie, la RDC qui s'apprête à vivre dans moins de trois mois sa troisième consultation électorale, a intérêt à ne pas rééditer les erreurs du passé.

En outre, il sied de rappeler, rapporte l'ACP, que la Céni poursuit l'enregistrement des mandataires des candidats président de la République qui opposent leurs logos et les autres éléments nécessaires pour l'identification des candidats choisis afin de faciliter les activités de campagne électorale.

Cette opération de réception de logo et d'autres signes distinctifs des candidats et leurs partis ou regroupements a été lancée depuis dimanche dernier par le vice-président de la Centrale électorale, Norbert Basengezi.

Joyce Kalala/Le Potentiel 


(TN/Rei/Yes)