Ce rapport est censé passer en revue la situation politique, économique, sécuritaire et même humanitaire de notre pays.

Mais aussi les problèmes liés aux droits humains, à la protection juvénile, aux violences sexuelles et systèmes Judiciaire, pénitentiaire en RDC. Conçue en deux volets, la seconde partie de ce texte est consacré à l'exécution du mandat de la Monusco avec comme corollaire la protection des civils, le processus électoral, les problèmes de désarmement, démobilisation et réintégration des miliciens. Ce volumineux rapport contient également des observations du secrétaire général de l'ONU.

Il est à noter que cette séance de travail va être retransmise en direct dès 15 heures sur le site web de l'ONU. La Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU en RDC, Leila Zerrougui interviendra à cette session par vidéoconférence depuis Kinshasa, a indiqué la porte parole de la Monusco, Florence Marshall qui a animé une conférence de presse mercredi 10 octobre 
2018 avec à ses côtés le commandant adjoint de la Monusco.

La séance de travail de ce jeudi apparaît comme la suite de la visite des délégués des pays membres du Conseil de Sécurité à Kinshasa la semaine dernière. A la question de savoir où se trouvait, la Monusco lors des massacres des civils à Béni, le général Bernard Cummings a laissé entendre que les assaillants connaissent très bien le terrain, opèrent des fois la nuit. Ou encore pourquoi parler du départ de la Monusco alors que les tueries reprennent de plus belle au Nord Kivu. La Monusco est appelée à quitter la RDC.

Pour preuve, elle a réduit ses effectifs avant de fermer quelques centres. En outre, il est difficile d'avoir 
un dispositif fixe en ce qui concerne la protection des civils. Au finish, a-t-il lâché, la Monusco a condamné ces lâches assassinats et de souligner la volonté de continuer d'appuyer les FARDC dans ses efforts d'en finir avec ceux qui tuent les civils. Quant au regain de violence enregistré ces derniers mois, le général Cummings a relevé la nécessité d'identifier les causes de cette recrudescence, de s'appuyer sur les réseaux d'alerte pour mieux s'attaquer à ce problème.

D'autres questions ont porté sur la tragédie de Mbuba, le dossier des agents qui font le sit in à leur QG de Goma. A ce sujet, Florence Marshall a fait savoir que la Monusco est dans le processus du départ. En rappelant que tous les contrats ont une durée temporaire. Le cas de ces ex-agents de la Monusco qui font le sit in au quartier général de la Monusco à Goma trouvera une solution d'ici là. L'administration s'y attelle, la Monusco va accompagner ses ex-agents à trouver d'autres points de chute.

Quant au problème de l'appui logistique de la Monusco à la CENI, elle a dit que la RDC a décidé de financer les élections de décembre 2018 sur fonds propres et le Chef de l'Etat l'a redit au patron de l'ONU dernièrement. Mais au cas où les officiels Congolais reviendraient sur leur décision sur le tard, l'organisme onusien aura du mal à mieux répondre aux attentes des Congolais, a-t-elle ajouté.

Jean-Pierre Nkutu/Le Phare 


(TN/TH/Yes)