12 octobre 1989-12 octobre 2018. Il y a 29 ans mourrait Luambo Makiadi Franco. Sa légende, sa musique et son message percutant continuent de vivre ! Au moment de sa mort, le monde a été bouleversé par la nouvelle, mais réconforté par l'illustre héritage laissé par la figure emblématique. Il a utilisé sa musique comme un outil pour combattre les maux de la société et en faire une voie pour 
unir la race humaine.

Tout au long de sa grande carrière musicale, Luambo Makiadi a été accompagné par l'orchestre OK. Jazz qui est un peu oublié à ces jours. Son importance dans l'histoire de la Rumba congolaise est pourtant fondamentale pour avoir été le héros d'un nombre confortable de chefs-d'œuvre qui constituent sans ambigüité parmi les fondamentaux de la «Rumba-Odemba.»

Au commencement étaient les éditions musicales «Loningisa » des frères grecs Athanase et Basile Papadimitriou, créés en septembre 1950 à Léopoldville (Kinshasa). Soucieux du bon fonctionnement de l'écurie, notamment, par le recrutement et l'évolution des bons musiciens, les frères Papadimitriou font appel à Henri Bowane, guitariste-chanteur et grand impresario dans le domaine de la production musicale.

Henri Bowane sort fraichement des éditions «Ngoma» où il a exercé avec son disciple Antoine Kolosov Wendo, une influence déterminante. La biographie musicale extraordinaire des éditions «Loningisa» commence le Fr septembre 1950.

Les musiciens qui constituent l'avant-garde kinoise montrent tour à tour dans le bain rémunérateur des noms déjà connus et des novices que l'on croyait sans surprise, et qui ont basculé dans la gloire en se faisant engager par l'éditeur pour des accompagnements en studio. Avec, entre autres, ceux qui ont réalisés des chefs-d'œuvre qui ont marqué plusieurs générations.

L'exploit de Luambo Makiadi 

Au cours des années 80 Luambo Makiadi et les musiciens de l'OK Jazz «Diaspora», ont parcouru l'Afrique, l'Europe, l’Amérique et ont enregistré des milliers des disques. Luambo Makiaçli, particulièrement s'est révélé à travers tout l'œuvre de son orchestre un technicien extraordinaire qui a exploité toutes les possibilités de sa guitare et de sa voix, générateur de plus merveilleuses acrobaties sonores.

Luambo Makiadi n'a jamais fermé la porte à tous ceux des musiciens qui quittaient l'OK Jazz et qui demandaient à y retourner. Formé à l'école de la vie, au bout de l'effort et de la persévérance, Luambo Makiadi Franco et son orchestre ont vécu au milieu d'un peuple dont ils ont écouté, exprimé les sentiments les plus profonds.

Tout comme ils ont su courageusement dénoncé les injustices et les faiblesses de la société congolaise, principales sources d'inspiration des meilleurs compositeurs du groupe. Retenons pour l'essentiel, que les espoirs que tous les partisans avaient mis sur l'immortalisation de l'OK 
Jazz se sont estompés trois ans seulement après la mort du Grand Maître.

Les musiciens, en effet, n'ont pas pu arrêter leurs ambitions personnelles pour sauver l'essentiel, c'est-à-dire : l'OK Jazz, qui pourtant a bien fonctionné de 1989 à 1994, et a sorti sur disque des chefs-d'œuvre qui ont permis au public de savourer les belles voix de Madilu et Kiambukuta Josky, à travers les titres comme « Ofela », « Dadi Pétrole », etc. et qui ont convaincu les spéculateurs les plus 
sévères.

Enfin, le temps nous dira si les efforts d'Emongo le fils de Luambo, ses frères et sœurs, la fondation Luambo Makiadi qui depuis quelques années se proposaient de transférer le corps de Luambo Makiadi à Son a Bata (Bas-Congo), son village de naissance, (contre l'avis défavorable des kinois) tiennent toujours à ce projet tout comme la remise de l'OK Jazz sur les rails!

Starducongo/Ipan/Le Potentiel 


(TN/TH/Yes)