C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse du ministère de la Santé parvenu mardi à l'Acp. Le nombre de cas confirmés de la maladie à virus Ebola rapportés dans la ville de Beni pourrait dépasser le nombre de cas à Mabalako, l'épicentre de cette épidémie qui a déjà rapporté 91 cas dont 65 décès.

En effet, plus d'une cause sont à la base de cette augmentation de cas confirmés à Beni, notamment le fait que les cas des personnes contaminées ayant échappé au suivi et à la vaccination. Autres facteurs ayant contribué à cette situation sont aussi la désinformation, la non collaboration de la population avec les équipes de riposte et l'insécurité.

A ce denier facteur relevant du problème d'insécurité, lors du récent séjour d'une délégation du conseil de sécurité en RDC, l'OMS lui avait lancé un appel, pour qu'il exerce son influence, afin de garantir un accès complet et sans entrave à l'ensemble de l'équipe de riposte et autres.

Selon le directeur général de l'OMS, la riposte à l'épidémie est confrontée à des défis de taille, entre autre le défi sécuritaire dans la région de Beni. Il a évoqué des attaques récentes par les groupes armés, qui ont entrainé : une interruption des opérations pendant plusieurs jours.

Loin du pessimisme, tant que le problème d'insécurité demeurera dans cette partie déclarée d'Ebola, la fin de cette épidémie va prendre beaucoup de temps pour qu'elle soit de mise. Parlant d'un autre défi, celui de confiance entre la population et l'équipe de riposte pour une lutte évolutive, le directeur général de l'OMS a soulevé le problème de méfiance au sein de certaines familles. Un nombre restreint mais significatif de personnes refusent le suivi actif ou récusent d'être traitées dans les unités de traitement du virus, a souligné le Dr Tedros.

Alors que l'épidémie tend déjà à deux mois et 10 jours après sa déclaration, force est de constater que la communauté continue à empêcher le bon déroulement des enterrements dignes et sécurisés, et des contacts à risque, refuse encore la vaccination et le suivi de 21 jours. Pour rappel, ce nombre de 21 jours est le temps établi par l'équipe de riposte pour suivre tous cas confirmés qui suivent un traitement, cela jusqu'à leur guérison.

Pour apporter des remèdes à cette situation de recrudescence, des mesures administratives 
seront prises par les autorités urbaines de Beni, en vue de renforcer le respect par la population des règles imposées par l'urgence sanitaire. Le centre de traitement d'Ebola à Beni qui dispose actuellement de seize (16) lits sera agrandi pour pouvoir contenir au moins 
60 patients. Des doses supplémentaires de vaccins ont été commandées et des épidémiologistes supplémentaires seront déployés pour les investigations des alertes.

Mamie Ngondo/L’Avenir 


(TN/TH/Yes)