Des centaines de travailleurs congolais se retrouvent au chômage. Attentionné par leur cri d'alarme, le député Toussaint Alonga projette un 
contrôle parlementaire pour mettre devant la barre de l'hémicycle du Palais du peuplé les ministres ayant le Travail, l'Industrie et la Justice dans leurs prérogatives.

Élu de Mont-Amba, Toussaint Alonga estime que la décision de la fermeture de la société de farine FAB, située au quartier industriel à la 5ème rue, dans la commune de Limete, préjudicie plusieurs familles congolaises. «Les conséquences sont énormes regrette-t-il. La situation nécessite une décision judicieuse parce que le renvoi au chômage, du coup, des milliers de Congolais est en négation à la politique de l'emploi prônée par le chef de l'État. Il fustige ainsi le silence des ministres de l'Industrie, de Travail et de la Justice. D'où, sa décision de les viser par un contrôle parlementaire.

À l'évidence, perdre son emploi est toujours un traumatisme. C'est une véritable épreuve qui n’est pas sans conséquence sociale. C'en est pourtant le cas pour des centaines de travailleurs de la société FAB Congo. Ils se retrouvent brusquement au chômage. Conséquence de la fermeture décidée de la société.

Tout est parti de l'effondrement, le 28 août dernier, du Silo de cette société de farine. Il contenait des tonnes de blé. L'accident a causé mort d'hommes et d'importants dégâts matériels dans un centre médical voisin à l’Usine.

Au-delà de questionnements majeurs soulevés à la suite de cet accident, notamment, la conformité des installations de l'usine ou encore la problématique de lotissements près des usines, etc., il y a un problème social immédiat. C'est le chômage auquel sont plongés les travailleurs de l'usine, sans compter l'incidence auprès de leurs familles respectives.

C'est dans cet angle de vue que le député national Toussaint Alonga a prêté oreille, hier jeudi 13 septembre, aux doléances des travailleurs de l'usine FAB. Ces derniers lui ont révélé que l'accident survenu n'a constitué qu'un alibi. Leur société fait face à une concurrence déloyale avec une 
autre société de transformation de farine.

Doléances reçues et examinées, Toussaint Alonga est d'avis que les ministres concernés dans cette affaire répondent à des interrogations précises, notamment: comment les Congolais peuvent-ils être sacrifiés au profit des intérêts sordides d'un groupe de gens? Pourquoi le gouvernement ne protège-t-il pas l'emploi qui existe déjà?

« Je suis venu pour porter haut votre voix. S'il y a conflit entre vous et une société concurrente, ce conflit ne peut pas vous faire perdre l'emploi. Il faut que votre société soit rouverte et fonctionne. À cette rentrée parlementaire, je vais interpeller les ministres de l’Industrie, de la Justice, du Travail, pour cette situation. Mon travail est de ramener vos doléances », a déclaré Toussaint Alonga.

Ce dernier préconise plutôt une solution qui prendra en compte l'intérêt de toutes les parties, notamment les travailleurs congolais.

« Au lieu de laisser indemniser les Congolais morts lors de l'incident survenu à l'usine, le gouvernement préfère expulser le gérant de ladite société alors que l'emploi créé par cette usine permet à plus de 2000 Congolais de vivre », déplorent les travailleurs.

Le Potentiel 


(TN/Rei/GW/Yes)