« Parlement : le dernier acte », titre FORUM DES AS à un jour de la rentrée parlementaire de septembre. Pour le journal, compte tenu du contexte politique essentiellement dominé par les préparatifs des élections générales officiellement prévues au mois de décembre prochain, cette session pourrait être la toute dernière de la législature en cours.

« Conformément au calendrier électoral qui prévoit la campagne à partir du mois de novembre prochain, la première session ordinaire du Parlement, réputée session budgétaire et qui ouvre ses portes dès ce samedi, sera donc tout, sauf une session normale. Cela, pour plusieurs raisons. Certains députés nationaux et sénateurs ayant postulé à différents niveaux des législatives (nationales et provinciales), se verront obligés d’aller en campagne. Pourtant, la fin constitutionnelle de la dite session est prévue pour le 15 décembre », commente le tabloïd trouvant une ambiance « maussade » contrairement aux veilles des rentrées parlementaires.

Entretemps au Sénat, L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE rapporte que le Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) conduit par son président, Corneille Nangaa Yobeluo, a rassuré jeudi le Bureau de la Chambre haute du Parlement de la tenue effective des élections le 23 décembre 2018.

A l’issue d’une séance de travail jeudi au Palais du peuple entre cette institution et le Bureau du Sénat avec à sa tête Léon Kengo wa Dondo, son président, le rapporteur de la CENI, renchérit l’agencier, Jean-Pierre Kalamba, a précisé  que «tous les paramètres sont au vert».

LE POTENTIEL titre : « Front commun pour l’alternance, après Bruxelles, prochain round en Afrique du Sud ».

Le journal annonce que ces leaders de l’opposition seront en Afrique du Sud sur invitation de l’ANC. « Plusieurs sources le confirment. Et le passage en Afrique du Sud du chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, n’est pas un hasard. Le vice-Premier ministre belge en charge des Affaires étrangères vient de séjourner simultanément en Afrique du Sud, en Angola et au Congo/Brazzaville. Si les questions bilatérales ont dominé les discussions dans ces trois pays, la question de la RDC a été en bonne place. », écrit le quotidien.

« Déclaration des opposants à Bruxelles ; c’est honteux ! », s’exclame L’AVENIR, précisant que Lambert Mende tranche : « On peut coopérer sur toutes matières, sauf le processus électoral ».

Dans un ton de consternation, le journal écrit que les six opposants ont, 58 ans après l’indépendance, 57 ans après l’assassinat de Lumumba, « envoyé au monde entier le signal que les Congolais sont incapables de se construire un avenir eux-mêmes, accréditant en conséquence l’idée que l’homme noir est congénitalement inférieur à l’homme blanc ».

Le tabloïd qui publie en annexe la dernière lettre de Patrice Lumumba adressée à sa femme, pense que les opposants ont marché contre le courant de souverainisme et du respect des textes de lois qui règnent à Kinshasa.

CONGO NOUVEAU estime que l’opposition va vers un boycott des élections. Le trihebdomadaire s’appuie sur des préalables posés par les six leaders réunis à Bruxelles le 12 septembre avant de participer aux joutes électorales du 23 décembre. Ces préalables, analyse le journal, seront inaccessibles au regard de « l’intransigeance » affichée par le gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sur ces sujets.

Socrate Nsimba/MMC 


(SNK/Yes)