La pratique d'un sport est fondamentale pour l'équilibre des enfants, tant sur le plan physique que psychologique. À quelques rares exceptions près, la pratique régulière d'un sport, qu'il soit individuel ou collectif, offre de nombreux bénéfices aux enfants. Ces bénéfices intéressent tout d'abord le système musculo-squelettique, qui est mis à contribution au cours de l'effort physique. Les os et les muscles se renforcent quand ils sont sollicités, ils sont les premiers bénéficiaires d'une activité physique récurrente qui, de surcroit, prémunit du surpoids infantile, véritable problème de santé publique en devenir. Par ailleurs, le cœur et les poumons se développent d'autant plus dans les sports d'endurance, ce qui promet des bénéfices plus tard dans la vie, à l'âge adulte.

Sur le plan psychologique, les bénéfices de l'activité physique sont de plusieurs ordres. La pratique sportive est responsable de la sécrétion d'endorphines, qui sont des hormones aux vertus anxiolytiques, mais plus encore, ce sont les capacités d'adaptation à la vie en collectivité, et de décision de l'enfant qui sont sollicitées. Gare, en revanche, à la compétition qui, si elle convient bien à certains enfants, peut ne pas convenir à d'autres. Le profil de l'enfant, solitaire, turbulent ou indépendant, va orienter naturellement sur le choix de l'activité.

La plupart des sports peuvent être commencés dès le plus jeune âge, dès lors que l'encadrement le permet et que l'enfant évolue dans un groupe d'enfants d'âge équivalent ou proche. Si la pratique régulière d'un sport produit des effets bénéfiques incontestables sur l'organisme, la compétition et les heures d'entraînement qu'elle nécessite peut provoquer des blessures par excès de contraintes et d'efforts. Les enfants dont la charge sportive dépassera 10 heures par semaine (sport scolaire compris) devront être suivis par des pédiatres avertis ou des médecins du sport aguerris aux pathologies sportives de l'enfant.

Tennis, judo, football ou rugby ? 

Le choix d'un sport doit avant tout se faire en fonction du profil de l'enfant. Ainsi, les enfants plutôt timides ou réservés s'épanouiront davantage dans les arts martiaux et les sports dits « collectifs » tels que le basket, le handball, le volley ou le football. A contrario, les enfants un peu turbulents et débordants d'énergie sont plus naturellement à orienter vers des sports qui leur permettent de libérer leur énergie comme les sports de combat, la boxe ou le rugby. Enfin, les enfants indépendants s'épanouiront dans des sports individuels comme le tennis, le golf, la gymnastique, la natation ou l'athlétisme.

Le profil physique ne doit pas être une restriction à la satisfaction des envies de l'enfant. Il n'existe aucun sport qui puisse être fondamentalement interdit, sauf si l'enfant est porteur d'une pathologie sous-jacente, dès lors qu'il se pratique dans des conditions de sécurité et de respect de l'âge. Ainsi, et pour exemple, le rugby devra être commencé plus tard que la natation, et les séquences dangereuses comme la mêlée n'interviendront que lorsque l'enfant aura une corpulence adaptée. Si la question de la morphologie devait se poser, il serait naturellement pertinent d'orienter les enfants en surpoids prioritairement vers des activités qui soulagent le poids du corps, comme la natation ou le vélo.

La clé du succès de cette démarche vertueuse reste le plaisir. N'inscrivez pas votre enfant de force à une activité sportive si ce dernier n'est pas moteur ni acteur de la décision. Sans désir, il n'y aura pas de plaisir et l'ennui pourrait avoir de désastreuses conséquences sur la pérennité de la démarche. Avant d'inscrire un enfant à une coûteuse activité physique, assurez-vous que cela correspond à ses envies, ouvrez un dialogue avec lui pour l'aider à faire émerger des idées et rendez-le acteur du choix qui sera fait.

Lepoint.fr 


(CI/Yes)