Le ministre congolais de la Santé publique, Oly Ilunga a affirmé lors d'un point de presse tenu le samedi dernier que la situation épidémiologique d'Ebola à Beni dans la province du Nord-Kivu, n'est pas critique. Ce, malgré les 129 cas répertoriés, dont 58 cas de décès sur les 98 cas confirmés et 31 cas probables.

« La situation n'est pas critique du moment où l'on contrôle, on anticipe en prenant toutes les mesures de prévention », a rassuré le ministre, visiblement optimiste au regard des mesures adoptées et mises en place par ses services et ceux des partenaires, qui viennent en appui. Parmi ces mesures, le ministre a fait allusion à la surveillance, la sensibilisation sur les pratiques d'hygiène, la prise en charge des malades et la vaccination. Des stratégies qui réussissent.

Car, depuis le 20 août dernier : « Aucun cas n'a été enregistré à Mangina, considéré comme l'épicentre de la maladie », s'est-il frotté les mains, même si les défis sont encore énormes. Et parmi ces défis, il a épinglé la résistance communautaire, la rentrée des classes, la protection des professionnels de santé. A ceci, il faut aussi ajouter la mobilité des populations.

Cependant, tous ces défis ne peuvent être relevés que si la communauté s'implique. D’où son appel à l'engagement collectif de toute la communauté dans la lutte si l'on veut éviter le 11ème épisode de la maladie, avant d'insister sur l'observance des pratiques d'hygiène dont notamment le lavage des mains.

Prenant à son tour la parole, le professeur Muyembe de l'Institut national des recherches biomédicales (Inrb) a quant à lui, indiqué que son institut a développé des molécules thérapeutiques qui sont dans la phase expérimentales, approuvées par le comité éthique et scientifique. « Nous avons fait beaucoup de progrès dans la recherche et dans la lutte contre l'épidémie à virus d'Ebola.

C'est la dixième épidémie et nous avons développé une grande expérience », a fait savoir le professeur, Muyembe. Dans son rapport synthèse, le professeur renseigne que sur les 26 patients qui ont reçu comme traitement le Mab114, le 2mapp ou le remdesivir, 15 sont guéris, 6 sont décédés et 5 sont encore hospitalisés.

Prince Yassa/L’Avenir 


(ROL/TH/GW/Yes)