Le ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga Kalenga, a défendu les piliers de la riposte contre la maladie à virus Ebola, mis en place pour lutter contre la 10ème épidémie qui sévit actuellement au Nord-Kivu, au cours d’une conférence de presse qu’il a animé en collaboration  du  directeur de l’Institut National de recherche Biomédicale (INRB).

Cette stratégie de riposte par pilier, une marque déposée de la RDC, permet d’avoir une riposte concertée, où les rôles des acteurs sont parfaitement bien définis sur le terrain pour avoir une très bonne coordination de toutes les interventions sous le leadership du gouvernement.

Contrairement à la 9ème épidémie de l’Equateur, les piliers de cette épidémie ont une particularité, a déclaré le ministre de la Santé qui a souligné qu’au lieu de 7, la 10ème épidémie de la maladie à virus Ebola compte 8 piliers, en plus de la commission sécurité du fait que l’épidémie a eu lieu dans une zone où il y a eu l’épidémie dans les passés.

Les 7 piliers sont à savoir la surveillance épidémiologique, géré par la direction générale de lutte contre la maladie-DGLM, qui permet  d’investiguer des cas suspects, de déterminer les liens épidémiologiques, les contacts et les contacts de contacts par la suite suivre ces ceux-ci, la période d’incubation étant de 21 jours. Le deuxième pilier est la prise en charge médicale, organisée par la direction nationale des urgences et actions humanitaires et l’INRB, qui s’occupe de la prise en charge des malades d’Ebola. Dans ce pilier, il y a un nouveau volet  prise en charge thérapeutique qui s’occupe des molécules.il  est dirigé par le Pr. Muyembe et son équipe.

 La logistique est dirigée par le cabinet du ministre de la Santé tandis que la vaccination par le Programme élargi de vaccination, pour casser la chaîne de transmission autour d’un cas confirmé grâce à la stratégie basée sur les principes de quarantaine qui consiste à circonscrire les cas confirmés, les contacts de ces cas confirmés et les contacts de contacts.

Le laboratoire dirigé par l’INRB permet de faire rapidement le diagnostic, rapidement exclure les alertes. Ainsi, on y trouve dans tous les sites où il y a un centre de traitement d’Ebola. Il y a aussi le volet de l’eau, hygiène et assainissement, géré par la DGLM et le Programme national de l’Hygiène aux frontières.

Les piliers psycho-social, dirigé par le Programme national de la santé mentale et celui de la communication et mobilisation sociale, s’occupent de sensibilisation et du changement des comportements au niveau de la population en vue d’un engagement communautaire. La communication est, par contre, subdivisé en deux, à savoir : la communication communautaire dirigé par le Programme national de la communication et promotion de la santé et la communication institutionnelle prise en charge par le cabinet du ministre de la Santé.

« Pour vaincre Ebola, il faut avoir toutes les conditions bien en place qui fonctionnent de manière concertée et de plus il faut un engagement au niveau de la communauté et aussi d’un engagement national et de toute une nation qui doit être solidaire de la population de Beni et territoires voisins », a conclu le ministre de la Santé au sujet des piliers de la riposte contre l’épidémie de la MVE au Nord-Kivu.  

ACP 


(BT/GW/Yes)