Cette conférence est une initiative du programme de maintien de la Biodiversité et Gestion durable-des Forêts (BGF) de la GIZ en étroite collaboration avec le secrétariat de l'IPBES, les Universités de Lubumbashi et de Kinshasa, ses partenaires institutionnels du Ministère de l'Environnement et du développement durable (MEDD) et de l’Institut Congolais pour la conservation et la nature (ICCN) et plusieurs partenaires techniques et financiers.

A l'ouverture de la conférence au Pullman Grand Hôtel, le Directeur Technique Scientifique, représentant le Directeur Général de l'ICCN (Institut congolais pour la conservation de la nature), Jeff, MAPILANGA, a insisté sur les activités qui menacent la biodiversité en RDC.

Quant au recteur de l'Université de Lubumbashi, le Professeur Gilbert Kishiba, a démontré -l'implication de son institution dans les questions de la biodiversité. «La recherche joue un rôle déterminant pour alerter les gouvernements sur le changement planétaire » a-t-il clamé.

A en croire le Professeur KISHIBA, l'UNILU a multiplié des efforts sur des DEA, mémoires et thèses sur la biodiversité, et certains résultats sont publiés dans des revues scientifiques. Cependant, regrette le recteur, ces résultats sont le plus souvent consultés par les chercheurs académiques et restent méconnus des décideurs.

C'est dans ce cadre que l’INILU a créé qu’une interface « UNIVERSITE ET SOCIETE » pour publier ces résultats de recherche, et elle invite d'autres alma mater à emboiter le pas «Une concertation des universités sur la mise à profit des recherches serait une piste de solution» a-t-il proposé. Pour l'Université de Lubumbashi, les attentes de cette conférence internationale sont d'élaborer des projets (idées) pour la transformation des ressources naturelles en biens économiques.

La RDC doit investir davantage dans la conservation

Dorant les trois jours, les 250 participants entre autres les scientifiques; les praticiens et décideurs en entreprises; les responsables de services étatiques; les acteurs de la société civile; les étudiants de niveau Master et chercheurs ainsi que les partenaires techniques et financiers, venus de l'intérieur et de l'extérieur du pays, ont réfléchi sur les voies et moyens pour faciliter la prise en compte des données de la recherche relatives aux services écosystémiques offerts par la biodiversité en RDC dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales.

A la plénière de la première journée, il a été présenté les résultats de l'évaluation IPBES et son importance pour la RDC, le cadre institutionnel de conservation de la biodiversité et des services écosystémiques ainsi que des résultats de travaux ciblés en lien avec les thématiques de la conférence.

La deuxième journée s'est articulée autour de trois sessions parallèles portant respectivement sur les thématiques .: « Biodiversité et services écosystémiques », « Impact des pressions sur la biodiversité» et « les Solutions innovantes de conservation », « L’Afrique est un continent très riche, de même que RDC, mais les populations sont très pauvres et ne bénéficient pas vraiment de cette richesse. Ça c'est le premier message. Nous voulions savoir pourquoi cette situation persiste », a indiqué le professeur Jo Mulongoy, modérateur de la 2ème session, parlant de la motivation lors des échanges.

Le colloque s'est clôturé par une troisième journée qui a donné lieu à une session poster à la restitution des travaux des sessions parallèles et à l'élaboration des conclusions de la conférence. Les recommandations formulées à l'issue de des trois jours de la conférence ont été adressées au gouvernement Congolais, aux universités et institutions de recherche scientifique, aux organisations de la société civile, au secteur privé ainsi qu'aux partenaires techniques et financiers afin que chaque partie apporte sa pierre afin de conserver la biodiversité et faire ainsi profiter les bénéfices des services écosystémiques à la population.

« Nous demandons que la RDC s'investisse à mettre des moyens pour que la conservation du Bassin du Congo soit effective et contribue au développement de notre pays », a dit Papy i'1boyo Charly, représentant Observatoire ASBL, un des participants. D'autres personnalités majeures du monde de la recherche et du secteur écologique ont, à tour de rôle, insisté sur l'importance de la prise en compte de la recherche.

L'IPBES a été formellement mise en place, lors d'une Assemblée plénière qui s'est tenue à Panama du 16 au 21 avril 2012, sous l'égide du PNUE. L1PBES a pour objectif global d'établir un dialogue au plus haut niveau entre scientifiques et politiques pour relever les défis de la biodiversité. Il s'agit d'établir une organisation intergouvernementale indépendante qui s'efforcera de traduire dans les faits les informations scientifiques à destination des décideurs politiques dans l'optique d'un dialogue science-politique renforcé.

Amédée Mwarabu/Le Potentiel


(TH/TN/PKF)