L’AVENIR sur ce qu’il estime comme une déclaration de guerre, titre en Une que les propos de Ndaywel sur Kabila enflammeront-ils le pays ? Le quotidien de l’avenue Bas-Congo s’interroge d’abord s’il faut s’attendre à une guerre de missiles entre le Comité Laïc de Coordination, CLC, et le Front Commun pour le Congo, FCL ? S’il faut craindre une nouvelle escalade de violence dans les rues de Kinshasa ? En effet, souligne L’AVENIR, les dernières menaces du professeur Ndaywel, appelant à des manifestations publiques violentes, si un certain nombre de conditions qu’il a lui-même, aveuglement fixées, ont du mal à passer.

A en croire le tabloïd, en réaction, Kajepa Molobi, une plume redoutable de la Majorité présidentielle, lance un sévère avertissement au CLC. Et d’en citer, la sagesse la plus élémentaire nous apprend que l’on peut savoir qui, comment et quand commence une guerre, mais personne ne sait ni quand, ni comment et ni à quel prix elle se termine. La paix chèrement acquise mérite qu’on la préserve, écrit le quotidien.

FORUM DES AS qui porte sa grosse manchette sur ce qu’il cite être le porte-étendard du CLC sous les feux des critiques, titre que des flèches contre Isidore Ndaywel. Le quotidien de Limete note que l’appel à des manifestations publiques vient simplement perturber un processus électoral qui a atteint sa vitesse de croisière, estime l’auteur de la tribune. Le journal ajoute que le dernier communiqué à l’accent "martial" du Comité laïc de coordination (CLC) suscite des réactions en sens divers. L’analyste politique Kajepa Molobi y est allé de sa réplique. Tribune.

LA PROSPERITE assène pour sa part que la RDC à la croisée des chemins. CLC : élections ou apologie du chaos ? Selon le quotidien de Mont-Fleury, un analyste pro-Majorité revient, ici, sur la déclaration du Professeur Isidore Ndaywel qui, au nom du CLC, lançait dernièrement un ultimatum pour la reprise, dès le 9 août prochain, des manifestations de grande envergure en RD. Congo.

A à environ six mois du 23 décembre 2018, cet analyste invite, plutôt, les congolais à faire le choix de la paix et à se préparer à la tenue de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales. Il rappelle, par ailleurs, que la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre n’ont retenu que les élections comme unique voie de l’alternance pacifique et démocratique. Agir autrement, soutient-il, enfin, c’est chercher une chose et son contraire, à la fois, écrit LA PROSPERITE.

FORUM DES AS qui fait le parallélisme entre la situation du Congo en 1960 et la création du FCC, rapporte la déclaration de Pierre Kalala selon laquelle, les pères de l’indépendance ont inspiré Joseph Kabila. Selon le quotidien, après le lancement dimanche 1er juillet en cours de la campagne d’installation et de signature de la Charte du Front commun pour le Congo (FCC), on ne finit pas encore de commenter en sens divers dans la ville basse à Kinshasa.

Pour certains Kinois, la naissance de cette plateforme électorale est perçue comme une manœuvre du Président Joseph Kabila pour tenter de se représenter au scrutin de décembre prochain. D’autres, par contre, perçoivent dans cette initiative du Chef de l’Etat congolais, la détermination de faire bloc afin de résister à toute tentative d’immixtion des lobbies étrangers dans les affaires internes de la RD Congo, indique FORUM DES AS.

Par ailleurs, FURUM DES AS lance : à la faveur de la révision de la Constitution en 2011, une matière concernant l’immutabilité, Joseph Kabila a le droit de se représenter comme indépendant en 2018. Le journal écrit que l’échéance du mandat de Joseph Kabila ne s’arrête pas au 23 décembre prochain, soutient le Secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere. L’auteur de cette réflexion soutient qu’en droit constitutionnel, lorsqu’« on touche, par une révision constitutionnelle sur une matière qui est concernée par l’immutabilité constitutionnelle, on donne naissance à une nouvelle Constitution. »

Raymond Okeseleke/MMC 


(ROL/Yes)