Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalandjoko, a reçu ce mardi 12 juin 2018 dans son cabinet de travail au Palais du peuple, le représentant du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) en République démocratique du Congo, M. Sennen Hounton.

Au sortir de cet entretien, le haut fonctionnaire onusien a confié à la presse qu’il est venu présenter ses félicitations au speaker de la Chambre basse du Parlement de la RDC pour les efforts législatifs consentis au cours de cette deuxième législature, pour la valorisation de la femme, la protection de l’enfant et l’amélioration du taux de scolarisation de la jeune fille à travers la RDC.

M. Sennen Hounton souhaite toutefois que ces efforts soient renforcés dans le sens de la prise en compte des intérêts de la jeunesse. « Je suis venu d’abord présenter mes civilités au président de l’Assemblée nationale. Mais aussi féliciter le Parlement de la RD Congo pour les avancées qui ont été faites concernant les questions de la population et celles liées au genre.

Ce, à travers le vote de différents textes de loi, dont notamment, le Code de la famille, la loi sur le VIH, la Loi sur la santé qui est en discussion, et la Loi sur les personnes vulnérables aussi en discussion », a-t-il indiqué.

Le représentant de l’UNFPA affirme être venu aussi faire le plaidoyer pour que les questions de la jeunesse soient au cœur des discussions au niveau du Parlement.

C’est-à-dire, l’investissement nécessaire dans la jeunesse pour que la RDC puisse capturer les dividendes démographiques, à savoir, avoir une transformation socioéconomique aux environs de 2030-2050.

Cela demande un certain nombre d’investissements, a-t-il expliqué, particulièrement, éviter par exemple que les jeunes filles soient mariées précocement, soient détournées de leurs capacités.

« Pas de grossesse précoce pour permettre justement que la moitié de la population, constituée par des adolescents et des jeunes, puisse contribuer au développement socioéconomique de la Nation », a déclaré M. Sennen Hounton.

Concernant la parité, il a salué des avancées enregistrées au niveau du Parlement congolais. « Le principe de parité est écrit dans la Constitution. Au niveau des modalités d’application, nous devons tous travailler avec les forces vives de la Nation pour qu’il ait ce changement des cultures », a-t-il souligné.

Pour sa part, l’honorable Aubin Minaku a rassuré son hôte de la détermination des députés nationaux à prioriser le réajustement des conditions de vie de la population congolaise.

Par ailleurs, il sied de savoir que la vision 2030 de l’UNPA (Fonds des Nations unies pour la population) consiste de mettre fin aux besoins non satisfaits de planification familiale ; de mettre fin à la mortalité maternelle évitable ; et de mettre fin à la violence basée sur le genre et les pratiques néfastes.

L’Avenir 


(CL/GW/Yes)