L'on ne se souviendra pas de vos belles voitures, encore moins de toutes les belles maisons que vous avez construites, mais plutôt de vous et de ce qu'à été l'impact de votre vie sur la terre de vivants. Enfin, c'est ce que laisse entendre un adage français.

Malgré les folles rumeurs qui ont décoré toute l'étendue du sol congolais aussi bien qu'à l'étranger sur la fameuse résurrection de la visionnaire du CFMCI, les fidèles se sont finalement soumis à l'évidence de son décès.

La télé-évangéliste connue sous le nom de Maman Olangi, cette figure de taille, ne sera plus visible dans les stades et autres sales mythiques comme d'aucuns ont l'habitude de le voir. Elle a expiré son dernier soupir dans la nuit du 4 au 5 juin 2018 de suite d'une crise alors que personne ne s'y attendait. Même pas les fidèles illuminés du cénacle du ministère Chrétien du Combat Spirituel à la lisière de Limete.

Maman Elisabeth Olangi, la fondatrice et visionnaire de la communauté internationale des femmes messagères du Christ (CFMC), mais également de la « fondation Olangi Wosho ». Cette disparition intervient deux jours après l'inhumation de son mari, Joseph Olangi, qui avait succombé depuis le 1er octobre 2017 sur son lit d'hôpital à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Mémorial 

La défunte Olangi commence vers la décennie 90 un ministère dénommé « Combat spirituel » avec comme idole l'Américain Osborne. Le combat spirituel, une sorte de bataille calquée sur l'interprétation par le spirituel de tout ce qui s'oppose à la prospérité de l'homme sur la terre. Une philosophie selon laquelle le Diable et tous ses diablotins sont, semble-t-il, auteurs et responsables de tous les maux dont soufrent l'homme sur la terre des vivants (pauvreté, stérilité, chaumages, etc.).

Il s'agit ici de démasquer le Diable et se lever en guerrier pour détruire son œuvre et ses conséquences néfastes sur l'homme selon la quintessence du combat spirituel. Et cela passe par des intenses moments de prière et jeûnes au cours desquels les fidèles envoient des missiles de prières 
d'intentions au camp de l'ennemi. C'est alors que ce ministère s'est imposé en Afrique et finalement dans le monde entier. Aujourd'hui, il est sans doute l'une des plus grandes églises de réveil en RD. Congo réunissant en son sein des milliers d'adeptes.

Le couple qui a laissé sept enfants, trônait à la tête d'une fortune qui ne disait pas son nom. Difficile donc de chiffrer les biens mobiliers et immobiliers dont ils avaient la possession non seulement à travers toute la RD. Congo où cette église est implantée, mais aussi à travers l'Afrique et ailleurs dans le monde. L'on devra cependant restituer à cette servante du Seigneur toute sa fière chandelle pour le travail abattu sur la terre des vivants.

Israël Ndambi/La Prospérité 


(DNK/TH/GW/Yes)