Plusieurs interventions dont celles du Représentant résident de la Banque Mondiale, du vice-ministre aux Finances, du ministre du Portefeuille ainsi que du ministre de l'Energie ont marqué cette cérémonie avant l'ouverture officielle des travaux par le premier ministre Bruno Tshibala.

Principale pourvoyeur des fonds, la Banque mondiale, par l'entremise de son représentant, a estimé que l'accès à l'électricité fiable et abordable est, en effet un défi majeur pour le développement de la République Démocratique du Congo. A ce titre, ce développement représente une première priorité du partenariat public entre le gouvernement de la RDC et la Banque mondiale qui date d'environ une dizaine d'année. Et, pendant les dix premières années, la Banque Mondiale a fait la réhabilitation des infrastructures électriques stratégiques de la RDC pour un montant total de 1,7 milliards de dollars. Le succès obtenu n'a pas été rencontré dans d'autres secteurs.

Avec 65 millions des congolais qui n'ont pas accès à l’électricité, la RDC souffre d'un défi d'accès et l'on ne peut continuer ainsi. L'aide au développement permettra de combler les besoins dans ce secteur. Car, la société nationale d'électricité n'est pas suffisamment outillée pour répondre toute seule au défi d'accès de tous à l'énergie électrique. Il lui faut des industries solaires, actuellement très compétitives pour le développement du pays.

Jean François Mukuna, ministre des Finances a placé son intervention autour de quatre axes qui ont été la situation macroéconomique de la RDC, les facilités fiscales accordées aux investisseurs, la politique des financements pour soutenir le secteur de l'électricité ainsi que les contributions reçues et attendues des bailleurs de fonds. Et, il ressort de son intervention que la situation économique et financière s'améliore progressivement et la monnaie locale, qui est le franc congolais, ne cesse de s'affermir. Cette amélioration favorable à l'économie est restée marquée par la croissance macroéconomique.

Wivine Mumba Matipa, ministre du Portefeuille, a déclaré que l'accès à l'énergie électrique quelle que soit la manière dont elle est produite, est aujourd'hui une condition absolue du développement. Autant l'énergie électrique est actuellement indispensable, autant la Snel doit faire l'objet de toute l'attention du gouvernement.

Depuis plus d’une décennie, le gouvernement s’est engagé dans un vaste programme de reformes qui s’est articulé autour du modèle d’invention de l’Etat dans l’économie et sa participation dans les entreprises publiques ne remplissaient pas leurs objectifs de production de biens et services de qualités ainsi que de contribution aux financements du budget national.

La situation de monopole a entravé le développement économique et social de la RDC. Elle a conduit le gouvernement à réformer les entreprises publiques dans une vision de participation du secteur privé. Cette réforme devrait s'accompagner des reformes sectorielle dans une optique de libéralisation des secteurs porteurs de croissance afin de permettre aux capitaux privés de participer à la relance 
des activités publiques.

Selon le ministre de l'Energie, Ingele Ifoto; ces assises ont quatre objectifs: la mise en valeur des ressources énergétiques et réelles de la RDC, la sécurité de l'alimentation électrique des ménages; l'équité dans la déserte ainsi que la préservation de l'environnement au défi du changement climatique.

Procédant à l'ouverture, le premier ministre Bruno Tshibala a dit, qu'à l'issue de ces assises qui prendront cinq jours, le gouvernement d'union nationale attend plusieurs recommandations qui sont entre autres : « la promotion du partenariat public-privé dans le secteur de l'électricité en proposant des mesures incitatives susceptibles d'attirer des investisseurs; la production d'une feuille de route » ainsi que la proposition des mesures concrètes pour la finalisation du processus de transformation de la Snel en plusieurs entités capables d'offrir des services de qualité.

Yves Kadima/Le Phare 


(CL/TH/GW/Yes)