Ce cri de détresse, par le ministre de l’agriculture de la province Tanganyika, M. Marcel Kaya Malisawa a ému l’assistance qui a pris part au lancement, à Kinshasa, du Projet intégré de croissance agricole des Grands Lacs (ICAGL).

Au cours de son allocution, Marcel Kaya a soutenu que d’autres espèces des poissons, très prisées par les consommateurs dans la région, ont complètement disparu, rapporte radio okapi.

Il attribue ce phénomène notamment à la pêche illicite. "Ces extinctions de poissons sont consécutives à la pêche illicite. Car,on utilise le matériel prohibé".

"Les pêcheurs, poursuit-il, attrapent des poissons de toutes les catégories d’âges en l’occurrence les alevins, les œufs... alors que c’est interdit. En plus de cela, les matériels utilisés n’étant pas autorisés, emportent tout sans distinction. C’est ce qui, explique la disparition d’espèces qui sont d’ailleurs prisées par la population, même à l’extérieur du pays", a fait remarquer le ministre Marcel Kaya.

Le n°1 de l’agriculture au Tanganyika plaide pour que dans l’exécution du projet ICAGL, financé par la Banque mondiale à hauteur de 152 millions USD, qu’une place de choix soit consacrée à la lutte contre la pêche illicite, pour sauvegarder les espèces des poissons en voie de disparition dans le lac Tanganyika. "Ce projet, précisent ses promoteurs, a pour mission de relancer le secteur agricole dans plusieurs provinces de l’Est de la RDC".

CAMPAGNE DE SENSIBILISATION

Et pourtant, l’Autorité provinciale du lac Tanganyika, avait procédé à une campagne de sensibilisation des pêcheurs pour éviter l’utilisation d’engins de pêche prohibés.

La surveillance du côté congolais, du lac Tanganyika, est assurée par la force navale, qui a la mission non seulement de sécuriser les pêcheurs et les protéger contre les voleurs à mains armés, mais aussi veiller à la non-utilisation des filets à maille prohibés comme les moustiquaires, qui prennent même les œufs de poissons.

Cette assurance assure également la protection des zones de reproduction des poissons et combat les méthodes destructrices de pêche. Sur le plan environnemental, elle réprime certaines actions nocives. Par exemple, lorsqu’un bateau pétrolier suinte, connaît un problème d’étanchéité, veut faire le vidange des produits toxiques ou déverser de l’essence sur le lac.

FST/Forum des As 


(ROL/Yes)