Dans ce contexte où à quelque huit mois de la tenue des élections prévues à la date du 23 décembre 2018, les discours et la propagande vont, certainement, créer la cacophonie, quant au choix des futurs dirigeants, un tel message de la part d’une des émises grises du cénacle du parti présidentiel et, de surcroît, Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité, tombe à pic et éveille les consciences.

Témoignages poignants 

Ngoma Binda, un autre Professeur de grand gabarit qui a eu à le lire, l’a si bien dit, hier, dans la mythique salle Kempinski, remplie comme un œuf, à Fleuve Congo Hôtel, aux confins de la Gombe.

Toute la crème intellectuelle, constituée essentiellement de tant d’autres professeurs d’Universités, des cadres dirigeants ainsi que des professionnels des médias étaient, comme il fallait s’y attendre, au rendez-vous.

Ngoma Binda, parlant de ce Manifeste « Ubuntu » qui servira, désormais, de bréviaire à la jeunesse congolaise, vante les mérites et la profondeur des matières abordées en plus de trois cents pages.

Il a restitué à l’auteur, à cette même occasion, toute sa fière chandelle pour le travail abattu, tout en recommandant à l’assistance de s’en procurer aux fins d’en tirer, comme lui-même d’ailleurs, les grains de la connaissance approfondie, renouvelée et adaptée à vocation « Ubuntu », une sorte de solidarisme calqué sur les cendres de la social-démocratie qui se propose comme étant une synthèse des positions extrêmes face à la nécessité de fonder une société débarrassée d’antivaleurs ainsi que d’autres scories moyenâgeuses.

Révolution-pardon, Révolution de la Modernité, Cinq chantiers ou autres crédos n’y ont pas été occultés. Bien, par contre, Mova, cité par Ngoma Binda, y serait revenu, à sa manière, pour non seulement scruter les idées maîtresses replacées dans leur contexte initial et que ce concept Ubuntu, dans une nouvelle dimension de la compréhension des modèles ou visions de société, pousse à transcender les limites d’antan, à franchir le seuil d’un monde qui se construirait dans un effort sans cesse renouvelé, dans la perspective d’offrir aux populations congolaises, le mieux-être partagé sur le socle de la solidarité, de l’amour ou, alors, du patriotisme.

Portée historique 

Kaumba, un autre Professeur mieux connu dans l’intelligentsia congolaise pour son goût d’humour et d’illustrations euphémistes et burlesques, s’est époumoné à en livrer des explications appuyées par des projections en diapositives doublées des vidéos et ponctuées de quelques chansons sont l’une d’elles, un chef d’œuvre de Souzy Kaseya, rappelle l’épopée de grands moments où l’érection d’un pays -continent au cœur de l’Afrique comme la RD. Congo, nécessitait, à tout prix, de faire sauter les verrous psychologiques et les barrières culturelles, claniques et ethniques de nature à étouffer l’émergence de l’esprit « Ubuntu » au sein de toutes ses communautés.

A tout prendre, s’il faut paraphraser Kaumba, plusieurs fois Directeur des cabinets et ex-Conseiller Spécial du Président Kabila, le livre de Mova s’impose au lectorat comme une nouvelle recette dont seule, la cuisine du cerveau humain, serait capable d’offrir à ses contemporains, pour le renouvellement de l’intelligence et la renaissance du Congo-Kinshasa.

Long feu… 

Il y a lieu tout de même de souligner, enfin, que Néhémie Mwilanya, le Directeur de Cabinet de Joseph Kabila, Jean-Pierre Kambila, le Conseiller Politique, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’sefu, du CNSA, Placide Yoko Yakembe, un autre grand Prof, un Bidoc d’ailleurs, devenu PCA de la REGIDESO, Emery Okundji, le Ministre des PTNTIC, Patrick Muyaya, un des élus de Kinshasa, Francine Muyumba, la Présidente des jeunes de l’UPJ, pour ne citer que ceux-là, ont assisté, sous un air admiratif, à cette cérémonie dont Steve Mbikayi, l’actuel Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire qui a résumé, à son tour, Ubuntu comme étant l’expression concentrée du social à l’africaine.

C’est même la base de la philosophie du Parti Travailliste, sa propre formation politique grâce à laquelle il a été à tous les dialogues, à la recherche de « Ubuntu », de la meilleure façon de gérer les affaires, de partager l’existence au mieux des intérêts vitaux de l’Etat et de la nation.

Mbikayi, au nom des Bankambua, a souhaité longue vie, wumela à « Ubuntu », tout en se disant avoir été agréablement surpris qu’en entrant dans la salle que Mova l’ait choisi, lui, de porter son livre sur les fonts baptismaux.

La Prospérité 


(CL/Yes)