Adolphe Muzito veut que le gouvernement s'implique dans ce dossier afin de dissiper toutes les inquiétudes de la population de ces deux provinces sur arrivée inattendue de ces éleveurs avec des vaches en grand nombre.

Au sortir de l'audience, Adolphe Muzito a évoqué l’urgence d'une prise en compte de ce dossier, notamment, à cause des doléances des habitants du Kwilu et du Kwango. Ceux-ci se plaignent notamment, selon lui, des dommages causés par ces troupeaux qui ravagent des champs et envahissent les étangs et les cours d'eau.

« Les éleveurs de ces vaches ont affirmé de provenir d'Uvira dans la province du Sud-Kivu. Ils ne disposent d'aucun titre légal pour exercer le commerce et occuper les lieux. La population formule des doléances autour des ravages des champs, cours d'eau et étang occasionnées par ces vaches », 
peut-on lire dans le mémo que le député national Muzito a remis au Premier ministre au cours de leur entretien.

L'identité de ces éleveurs est restée un point d'achoppement pour les populations de ces deux provinces qui se montrent inquiètes quant à la régularité de ces personnes et du travail qu'ils exercent. Ainsi, Adolphe Muzito recommande au Premier ministre de procéder à l'identification de ces éleveurs.

« Nous vous recommandons d'instruire les ministres compétents de contrôler l'identité réelle de ces différents éleveurs, de veiller à ce que cette situation n'aboutisse à des conflits ethniques, de prendre des mesures d'encadrement et d'apaisement pour la population, de soumettre cette activité à la législation congolaise autant en matière de commerce que d'occupation de terre, de contrôler la situation sanitaire des ces vaches », recommande l'ancien Premier ministre.

Pour autant, Adolphe Muzito n'exclut pas, en tant que député national, la possibilité d'initier une commission d'enquête parlementaire pour tirer au clair cette affaire.

Les habitants de certains territoires de l'ex-Bandundu sont surpris depuis quelques mois de la présence étrange des troupeaux de vaches qui proviendraient d'Uvira dans le Sud-Kivu. Ces vaches sont aperçues depuis décembre 2017. Jusque-là, le gouvernement a brillé par son absence pour donner des informations crédibles sur la présence de ces bovins, mais surtout sur l'identité de leur protecteur. Face au déficit de communication sur cette transhumance des vaches, 
les rumeurs alimentent les réseaux sociaux.

Il est plus qu'urgent que les autorités provinciales de ces provinces informent leurs administrés sur les tenants et les aboutissants de cet épineux dossier. Les leaders de l'ex-Bandundu ont brillé notamment par leur silence retentissant, mais face à cette situation.

AFP/Le Potentiel 


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