« Main dans la main, comme d’habitude, nous allons marcher pacifiquement avec nos rameaux de paix, nos Bibles, nos chapelets et nos crucifix pour sauver le Congo, notre patrimoine commun, dans le respect sacré des personnes et des biens », indique un communiqué signé par les professeurs Isidore Ndaywel, Thierry Nlandu, Justin Okana et Julien Lukengu.

Au moment où le pouvoir en place dit avoir fait l’essentiel dans l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre, le Comité Laïc de Coordination estime que son combat ne prendra pas fin, tant que ne seront  remplies les conditions préalables pour des élections réellement crédibles notamment : la libération sans condition des prisonniers politiques, la fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour au pays, la libéralisation des espaces médiatiques, la fin du dédoublement des partis politiques, la restructuration de la CENI, la confirmation de la volonté du Chef de l’Etat de ne pas briguer un troisième mandat comme l’exige la Constitution.

Le pouvoir déduit nettement que tous ceux qui appellent aux marches ne veulent pas aller aux élections. Car il y a des avancées qui témoignent de la volonté du pouvoir de conduire le pays vers les élections apaisées. Dans cet ordre d’idée, figurent notamment la promulgation de la loi électorale et du budget pour l’exercice 2018. A cela s’ajoute aussi la fin de l’enrôlement dans le Kasaï et Kasaï central, sans oublier les territoires de Luilu et Kamiji dans la province de la Lomami.

Le pouvoir estime, non sans raison que dans ce contexte, l’on ne peut que se mobiliser pour donner la chance à tous les Congolais de prendre une part active à ces élections qui pointent à l’horizon.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est permis d’anticiper en disant que la demande, mieux l’information du Comité Laïc de Coordination adressée à l’Hôtel de ville sera rejetée et le jour ‘’j’’, l’on va une fois de plus assister au déferlement des grappes de fidèles catholiques prêts à marcher pour exiger l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

Comme pour dire que convoquer une marche dans les mêmes circonstances, sans prendre soin d’en préciser  l’itinéraire, risquera d’être un pari très risqué. Sinon, nombreux sont ceux-là qui proposent aux deux partenaires, l’Etat congolais et l’Eglise catholique de prendre langue, pour sauver ce qui peut encore l’être. Il va de la vie de la jeune démocratie congolaise et de la nécessité de préparer les cœurs et les esprits à prendre une part active aux élections prévues en décembre 2018.

L’Avenir 


(CL/Rei/Yes)