Selon le commandant des opérations Sukola 2, le général Gustave Bwange, des combats à la mitraillette et à l’arme lourde ont « effectivement opposé les assaillants aux troupes loyalistes. Le repli momentané de celles-ci, surprises par l’attaque, a fait croire à leur fuite. Or, il s’agit d’une stratégie destinée à préparée la contre-offensive, laquelle s’est avérée payante en début d’après-midi, l’ennemi ayant été repoussée vers les collines de Kataka.

Mais, avant la reprise en mains de la situation par les troupes régulières, c’était la grande confusion durant toute la matinée d’hier mercredi 27 septembre 2017 au sujet du sort de la ville d’Uvira, que des rumeurs donnaient pour conquise par des miliciens Maï-Maï Yakutumba. Ceux-ci, selon des sources indépendantes, avaient donné l’assaut à partir des hauts plateaux de Rugongo.

La panique était telle que toutes les activités se sont trouvées subitement arrêtés. Boutiques, marchés, écoles, bureaux administratifs, engins de transports en communs se sont trouvés paralysés. La population civile courait dans tous les sens, cherchant le premier abri pour échapper aux balles. Pendant que les habitants de Bukavu s’interrogeaient sur ce qui leur arrivait, un message laconique d'un obscur mouvement politico-militaire dénommé « Alliance de l’Article 64 » (AA 64) s'est l’affiche dans les réseaux sociaux. Un certain colonel Fungwo Pafanikio, qui revendiquait le commandement des opérations de ces Maï-Maï Yakutumba, a martelé que conformément à l’article 64 de la Constitution, son organisation s’opposait à la prolongation du mandat du Chef de l’Etat actuellement en fonction et était décidée à arriver à Kinshasa pour renverser le pouvoir en place.

Le mystérieux officier demandait, dans la foulée, aux combattants de l’AA 64 de se tenir prêts à conquérir Bukavu, Mwenga, Walikale, Goma, Rutshuru, Butembo, Beni et d’autres villes de l’Est « avant de poursuivre leur campagne militaire plus loin. On signale que l’attaque des Maï-Maï Yakutumba est intervenue en pleine visite à Uvira de l’adjoint du commandant des forces de la Monusco, le général Bernard Commis. Celui-ci a dû rester échanger avec le général Kasereka, commandant de la Zone 3 de défense, de nouvelles dispositions sécuritaires communes mises immédiatement en oeuvre en vue de parler à toute nouvelle incursion de cette force négative. Bien que le calme soit revenu dans la soirée, la ville reste dans la psychose de la reprise des combats entre FARDC et Maï Maï Yakutumba.

Kimp/Le Phare 


(CL/Milor/GW/Yes)