Il a indiqué qu’il y a nécessité de mettre en place un fonds de stabilisation pour faire face aux cours des matières premières. Le président du Sénat a également soutenu la poursuite des efforts visant à améliorer le climat des affaires et le renforcement de la résilience économique face aux chocs externes.

L’application du code minier révisé dans son intégralité constitue, selon lui, un gage pour capter l’intégralité des recettes générées par le secteur minier et améliorer ainsi la contribution au budget de l’Etat.

M. Kengo a fait ces propositions, en vue de résoudre les problèmes qui plombent l’économie congolaise, notamment la détérioration systématique des principaux indicateurs économiques, la baisse des recettes budgétaires et les réserves de change, souligne le document. Il s’agit également de la dépréciation accélérée de la monnaie nationale par rapport aux devises, a-t-il précisé.

Le document remis à l’ACP souligne que M. Kengo a reconnu le rôle que joue le secteur minier dans la croissance et le développement du pays, tout en relevant que la concentration des exportations expose la RDC à des fluctuations élevées de ses revenus à l’exportation.

Selon M. Kengo, la détérioration du cadre macroéconomique de la RDC est due essentiellement à la baisse depuis deux ans des cours des matières premières sur le marché international, alors qu’il y a quatre ans la croissance économique était soutenue par la hausse des cours des matières premières sur le marché international. La baisse, a-t-il dit, des prix des produits miniers et du pétrole a agi négativement sur la croissance et la stabilité macroéconomique. Le président du Senat a fait remarquer que le taux de croissance, en 2016, n’a été que de 2,5%, soit 5% de moins que le niveau prévu. Suivant les projections, la croissance du produit intérieur brut en 2017 pourra se situer à 4,6%.

Cette régression des cours des matières premières est aussi exacerbée par des incertitudes politiques liées aux prochains scrutins électoraux, a précisé M. Kengo.

Au niveau des finances publiques, il a fait savoir que le trésor est confronté à une stagnation des recettes consécutive, non seulement à la baisse des recettes minières, mais aussi aux mauvaises performances des services mobilisateurs des recettes, ayant contraint le gouvernement à réduire son train de vie pour ne pas aggraver les déficits budgétaires.

ACP


(TH/TN/PKF)