En effet, Madame la doyenne compte ainsi s’occuper elle-même de l’établissement des attestations de réussite faisant lieu de Diplôme, une manne non négligeable pour se renflouer les poches avec toute l’équipe décanale. Ainsi, on assiste au monnayage des relevées de côtes ainsi que des attestations de réussite tenant lieu de diplôme dans cette faculté qui est sensé déverser sur le marché de l’emploi des personnes formées pour dénoncer et poursuivre ces genres de pratiques.

Cette situation vient encore ternir davantage l’image de l’enseignement en RDC et surtout de la première université du pays où l’on ne cesse de dénoncer la non clairvoyance de l’actuel comité de gestion conduit par le Professeur Ngoma ya Nzuzi surtout quand on sait comment il est arrivé à la tête de cette institution par le truchement de l’ancien premier ministre Matata Ponyo avec comme mission de le faire passer professeur à la faculté de l’Economie ce qui n’avait pas passé car les professeurs de cette faculté s’étaient farouchement opposés jusqu’à subir des suspension en cascade.

Désormais à l’Université de Kinshasa ; les facultés cheminent isolement sans un contrôle de la part du comité de gestion avec la politisation des délégués facultaires qui ont des primes tous les mois comme le personnel.

On peut aussi noter le cas de la faculté de Polytechnique qui souffre énormément d’équipement didactiques qui devrait être mis au service des étudiants et aujourd’hui la théorie a pris une place de choix contrairement à la pratique.

C’est pourquoi, au lieu de s’occuper de l’octroi des cartes d’étudiants qui  n’occasionnent aucune contrainte contrairement à la carte d’électeur et l’acquisition des bus pour les étudiants et le personnel académique, le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire devrait emboiter les pas à son homologue de l’Enseignement Primaire en octroyant aux finalistes des diplômes à la fin d’un cycle pour éviter cette mauvaise pratique d’octroi illicite d’attestations de fin d’études universitaires à des personnes qui n’ont même pas suivi les études supérieures comme cela est le cas aujourd’hui à la faculté de Droit de l’Université de Kinshasa. Steve Mbikayi doit s’occuper des vrais maux qui rongent son secteur au lieu de se comporter comme un vulgaire commissionnaire auprès des partenaires en échange des commissions.

En plus, cette faculté qui compte le nombre le plus élevé des étudiants dans cette Alma Mater devrait attirer l’attention des autorités surtout quand on sait combien la tricherie pendant cette période de session bat son plein, la corruption ainsi que les points sexuellement transmissibles sont monnaies courantes ; des antis valeurs qui devraient préoccuper  le patron du parti des « travaillistes » et rappeler à la doyenne de la faculté de Droit qu’elle n’est pas nécessairement obligé de s’entourer de ses frères et sœurs pour réaliser un bon travail.

Le Professeur Balanda, l’un des pionniers  de cette faculté de passage le vendredi 14 juillet dernier au bureau chargé des Archives s’est dit très surpris et indigné par le comportement de l’actuelle gérante de la faculté de droit : « Ce comportement montre à suffisance que nos successeurs n’ont pas compris combien d’effort nous avions fourni pour mettre en œuvre cette faculté et combien des sacrifices consentis pour la bonne image de celle-ci.

Et quand on arrache aux agents administratifs cette tâche c’est pour qu’ils fassent quoi en venant au travail ? », S’est -t-il indigné avant de demander que l’on remette les archives à leur place car, estime-t-il : «  c’est un service très sensible surtout quand on sait que l’on retrouve aujourd’hui plusieurs personnes avec des titres académiques sans un cursus à l’université de Kinshasa et particulièrement à la faculté de droit. »

Cette situation devrait attirer l’attention  du Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire pour que la colline inspirée retrouve sa belle robe de l’époque et figure parmi les meilleures universités d’Afrique ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

JK/Le Baromètre


(ROL/PKF)