La Direction des opérations de la Banque mondiale encourage la République démocratique du Congo (RDC) a continuer sur la voie de la réforme du Code de la famille et promet d’appuyer le gouvernement dans cet effort, indique un rapport de cette institution parvenue samedi a l’ACP. Selon la source, la révision de ce Code est une nécessité en vue d’y élaguer les pratiques rétrogrades et les inégalités persistantes entre l’homme et la femme.

L’utilisation inefficace des compétences et des talents des femmes par mauvaise répartition ou sous-utilisation à des coûts économiques élevés et des effets négatifs sur la prochaine génération affecte négativement les institutions et les politiques, ajoutant que l’inégalité est coûteuse de plus en plus dans un monde globalisé où la compétitivité est essentielle, affirme la Banque mondiale.

La RDC a-t-elle dit, est arrivée à la 142ème position en ce qui concerne l’index 2012 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulé  Institutions sociales et égalité entre l’homme et la femme (ISE), qui évalue les mesures discriminatoires des institutions sociales, y compris les contraintes légales. Pour la Banque mondiale, les femmes en RDC représentent 20,4% de la population rurale et 64,8% de la population rurale en 2010.

Par contre, la participation à la marche l’emploi est 2 fois intérieure à celle des hommes dont 85% contre 55% en moyenne. Tandis qu’elle représente 49% de la main d’oeuvre agricole, surtout dans le secteur informel. Face à cette situation, la Banque mondiale appelle le gouvernement congolais à s’attaquer aux déterminants fondamentaux de l’inégalité entré l’homme et la femme, afin d’élargir les opportunités économiques de la femme.

ACP


(DN/Milor/GW/Yes)