Près de quatre-cents prisonniers condamnés dans des affaires civiles ont été libérés de la prison centrale de Makala vendredi 22 novembre, suite à la grâce présidentielle accordée le 23 octobre dernier par le chef de l’Etat, Joseph Kabila. Parmi ces prisonniers, l’opposant Pierre-Jacques Chalupa, qui purgeait une peine de 4 ans de prison pour usurpation de nationalité et faux et usage de faux, ainsi que le banquier Roger Yaghy, ancien patron de la Banque congolaise, qui avait été condamné à 7 ans de prison pour blanchiment d’argent.

C’est dans la liesse, au milieu de chants joués par l’orchestre de la prison, que les familles des prisonniers sont venues rencontrer leurs parents libérés. Certains d’entre eux ont exprimé leur gratitude au chef de l’Etat. «Que nos frères partent définitivement de la prison, qu’ils ne récidivent plus», a souhaité une femme. Cette grâce collective s’applique à 168 personnes condamnées pour des faits bénins par le parquet général de la Gombe et 224 autres par le parquet général de Matete.

D’autres condamnés doivent bénéficier d’une réduction de peine, soit 6 le 30 décembre prochain, et 18 le 30 décembre 2014, et d’autres encore être libérés en 2015. Depuis la signature par le chef de l’Etat de l’ordonnance portant mesures de grâce pour des prisonniers en RDC, plusieurs prisonniers ont été libérés à travers le pays.

Environ vingt-sept prisonniers de la prison centrale de Kasapa, à Lubumbashi (Katanga) et trente-quatre prisonniers du camp de détention d’Osio, à 17 kilomètres de Kisangani, (Province Orientale), ont été libérés lundi 18 novembre dernier. Toujours en Province Orientale, quarante-quatre autres détenus de la prison centrale de Kisangani avaient été libérés trois jours plus tôt.

Joseph Kabila avait signé cette ordonnance portant commutation de la peine capitale en perpétuité, réduction de la perpétuité à vingt de prison et la remise des peines infligées à certains prisonniers pour répondre à une recommandation formulée lors des concertations nationales tenues en septembre dernier à Kinshasa. Elle vise la réconciliation et la cohésion nationales et exclut les personnes condamnées pour assassinat, atteinte à la sûreté de l’Etat et vol à main armée.

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(DN/TH/CL/Yes)