Le volume du travail de compilation n’a pas permis au Présidium de convoquer, comme Initialement prévu, la plénière pour ce mercredi 2 octobre 2013. Les travaux se poursuivant jusqu’à ce matin, Kengo et Minaku ont, finalement, fixé ce rendez vous pour demain, jeudi 3 octobre 2013. L’annonce a été faite par le Co-modérateur Thomas Luhalca à l’issue de la réunion qui a regroupé autour de Léon Kengo et Aubin Minaku toutes les Co-moderations de cinq thématiques. Il était question que chaque Co-moderation remette, formellement, son rapport synthèse des travaux effectués dans le groupe thématique. Le groupe thématique Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles a, aussi, déposé hier tenu de divergences apparues, en dernière la traduction dans les faits de cette cohésion nationale tant recherchée, par la mise sur pied d’une équipe musclée chargée l’Exécutif. Tous les rapports sont désormais sur la table du Présidium.

L’heure sera demain, pour l’audition des recommandations et résolutions appelées a cimenter cette cohésion nationale, s’il n’y a pas de frasques ou, alors, si l’on a vaincu tous les démonstrations de la confusion et des querelles stériles. L’épineuse question du Gouvernement consensuel sera, enfin, traitée en plénière. Y a-t-il moyen d’espérer que la bonne foi du Présidium fasse qu’un tel débat d’une si grande portée historique soit transmis en direct à la télévision. La crédibilité de ces concertations nationales est d’autant tributaire de la transparence qu’il importe d’y accorder tout le sérieux du monde, du début à la fin des travaux.

Thèse et antithèse s’affrontent dans les salons huppés au sujet dela mise sur pied d’un Exécutif consensuel appelé à gérer le pays sur base d’un programme minimum élaboré au  de la thématique Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles.

La thèse soutient qu’en convoquant les Concertations nationales, le Raïs s’est laissé diriger par le principe qui dit que « seul on ne peut rien, mais avec le concours de tous, on peut tout ». D’où, l’idée de la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale inclusive, sensée résorber les frustrations politiques génératrices des guerres la répétition dans la partie orientale du pays.

L’antithèse veut qu’on laisse l’équipe Matata en place. A défaut, garder la locomotive, en y incorporant quelques éléments nouveaux. L’idée étant dans ce cas, de préserver les acquis. Mais quel est le problème politique que le Gouvernement consensuel va résoudre ? C’est à cette question que les défenseurs de deux blocs se tiraillent. Il revient à la plénière de trancher. Toutefois, le dernier mot reviendra à Joseph Kabila, lui-même dont le pouvoir discrétionnaire demeure entier en cette matière, si délicate soit-elle. Et, même la, il est place devant ses responsabilités car il doit opérer un choix aux accents cornéliens, pour l’avenir de ce régime dont il est, du reste, le comptable direct des actes poses tout au long de sa mandature:

L’opposition fâchée ? C’est vers un bras de fer que s’ouvre la grande plénière des Concertations nationales, ce jeudi 3 octobre 2013. C’est fort probable que l’atterrissage soit pénible. Alors qu’ils ont réussi à élaborer leur rapport synthèse dans la quiétude, même s’il y a eu quelques incidents négligeables, tes composantes réunies au sen de la thématique « Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles », entendez la Majorité présidentielle et l’Opposition politique se sont séparées hier, mardi 2 octobre dans la soirée, en queue de poisson. «  La pomme de discorde Se trouverait dans l’incise « infiltrée » dans le rapport final, alors qu’elle ne se trouvait pas dans le rapport qui a été adopté en plénière de cette thématique, le dimanche 30 septembre 2013. Cette incise ouvrirait la possibilité d’aller au referendum pour la révision constitutionnelle, fait savoir un des opposants, sous le sceau de l’anonymat. L’Opposition, a-t-on appris, décide ce matin si oui ou non elle va participer à la grande plénière. Sinon, ses représentants à ces assises soutiennent que site Présidium ne trouve pas une solution à cette tentative de violation du principe sacré des concertations nationales, à savoir: le consensus, il endossera, seul devant Dieu et l’histoire, l’entière responsabilité.

Sans se voiler la face, le Prof. Gaston Dyndo Zabondo, lui, sonne, à sa manière, le tocsin. Il a, en effet, accuse hier, tard la nuit, la Majorité présidentielle d’avoir inséré une disposition qui ouvre la vole à l’organisation d’un référendum populaire et donc à la révision constitutionnelle. Ce point de vue n’est pas partagé par les ténors de la Majorité présidentielle. Sébastien Luzanga, porte-parole  de la Mp, a donné un autre son de cloche à ce sujet. Selon lui : nous avons, ensemble, la Majorité présidentielle, l’Opposition politique et la Société civile, vote en plénière le rapport final. Même s’il y a cette incise, il appartient au présidium de trancher, selon qu’il est dit dans le Règlement intérieur. L’opposition se réunit ce matin au Palais du peuple, pour une déclaration commune en rapport avec sa participation à la grande plénière.

La Prospérité


(DN/Milor/GW/Yes)