A la concertation de Pretoria, au nom du groupe des mobutistes, Me Gerard Kamanda, qui a raté lŕ une belle occasion de la boucler, s'en est pris ŕ la République sud-africaine, coupable d'empęcher de tourner en rond, l'accusant notamment de chercher ŕ appliquer en R.D.C. ce qui n'a jamais été expérimenté ailleurs.
Nos politiciens en concertation en Afrique du Sud se sont empoignés avec la ferveur qu'on leur connaît. Au nom du groupe des mobutistes, Me Gérard Kamanda, qui a raté lŕ une belle occasion de la boucler, s'en est pris ŕ la République sud-africaine, coupable d'empęcher de tourner en rond, l'accusant notamment de chercher ŕ appliquer en Rdc ce qui n'a jamais été expérimenté ailleurs.
Avec plus de mémoire, nous nous rappellerons volontiers qu'en 1989, le męme Kamanda wa Kamanda participait a un débat de clarification sur la télévision belge francophone, jurant tous ses dieux que le régime Mobutu n'était ni corrompu, ni une dictature. Mais ŕ quel titre dirigeait-il la délégation des thuriféraires du maréchal ŕ ce débat qui montra au monde entier méduse le degré de crétinisme politique du politicien congolais? Me Kamanda n'était ni ministre des Affaires étrangčres, ni porte-parole du gouvernement zaďrois. Il était Secrétaire général adjoint du Mpr, c'est-ŕ-dire la troisičme personnalité du pays, juste aprčs Mobutu, président, et Kithima, secrétaire général du Mpr, et venait en ordre de préséance loin devant le premier ministre.
Me Kamanda trônait donc au secrétariat général du Mpr, lequel avait sous ses ordres une sorte d'exécutif bis composé de secrétaires exécutifs. Seulement, l'homme ŕ la barbichette n'avait jamais trouvé rien ŕ y redire, et ses compagnons mobutistes signataires de l'accord cadre non plus. Pourtant, c'était tout sauf un systčme classique.
Certes, rétorqueront certains, la mobutuité de tous les animateurs des structures du parti-Etat empęchait pour l'essentiel le risque de conflit entre institutions, pardon organes du Mpr. Il reste que le Congo se trouve aujourd'hui dans une situation particuličre qui appelle une solution particuličre. Quel pays du monde s'est déjŕ trouvé avec un gouvernement installé en place par l'agression rwando-ougandaise, en guerre contre une autre agression rwando-ougandaise et deux mouvements rebelles majeurs avec le soutien de trois pays dont deux lointains, le tout sur fond de la multiplicité des groupes armés nébuleux et des rebellionnettes aux intéręts divergent et d'une classe politique particuličrement ignare ?
D'octobre 1772 ŕ septembre 1799, la France avait mis en place le Directoire, dans lequel 5 personnes se partageaient le pouvoir exécutif. C'était pour répondre ŕ une situation exceptionnelle. C'est cela que les acteurs politiques congolais doivent comprendre, les mobutistes en premier, car la situation actuelle est l'héritage qu'ils ont eu le mérite de léguer au pays.
Last edited: 07/05/2006 00:21:58