Le gouvernement belge a ouvert une enquête sur les importations de bois Afrormosia en provenance de la RDCongo, selon un communiqué de presse de la cellule CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) du ministère belge de la Santé publique, de la Sécurité de la chaîne alimentaire et de l’Environnement.

Le bois pour un cubage de 40 m3 est bloque temporairement ou port d’Anvers. L’Afrormosia constitue une espèce menacée, dont l’importation dons l’Union européenne n’est autorisée qu’avec la double délivrance d’un permis d’importation et d’exportation. Ces permis garantissent que ce commerce n’a pas de conséquences néfastes pour la préservation de l’espèce dans le pays d’origine. Sur base d’informations de Greenpeace, le bois concerné était accompagné d’un permis d’exportation CITES, mais il pourrait avoir été attribué sur base de fausses déclarations de la part de la firme exportatrice congolaise à la cellule CITES de la RD Congo.

Actuellement, Bruxelles est en collaboration avec Kinshasa pour vérifier si la firme exportatrice dispose d’une autorisation d’abattage et de concession pour le bois Afrormosia.

L’Afrormosia est l’espèce la plus importée en Belgique. Ce bois très prisé en menuiserie, est exporté du Cameroun, de RDCongo et du Congo-Brazzaville. Entre 2010 et 2012, la cellule CITES belge a reçu 293 demandes d’importation d’Afrormosia, dont 1 46 originaires de RDCongo pour une quantité totale de 7.161 m3. Depuis le 3 mars de cette année, le nouveau règlement européen sur le bois (EUTR) est entré en vigueur.

Les entreprises qui souhaitent commercialiser du bois ou des produits a base de bois sur le marché européen, devront dorénavant démontrer qu’elles ont pris des mesures nécessaires pour s’assurer que ce bois est d’origine légale. La CITES offre une protection à plus de 34.000 espèces d’animaux et de végétaux. Cet accord inter-gouvernemental avait été signé il y a 40 ans à Washington.

L’Objectif


(DN/Milor/Yes)