Pour renforcer la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose, le Fonds mondial mettra à disposition des fonds importants cette année. La RDC a été sélectionnée pour participer à la phase de transition vers le nouveau modèle de financement. Pour ce qui est du sida, il est prévu pour  cette année un financement additionnel de 130 millions $ et pour le paludisme, ce montant s’élève à 85 millions $ pour l’exercice 2013-2014. L’information émane de la délégation de Fonds mondial en séjour au pays depuis quelques jours.

Cette délégation a été partie prenante de l’Assemblée générale avec le comité de coordination du Fonds mondial contre le Sida, le paludisme et la tuberculose (CCM) tenue mardi sous la présidence du ministre de la Santé publique, Dr Félix Kabange Numbi, dans la salle Ngwete de la Direction d’études et de planification du ministère de la Santé publique.

Pour bénéficier de ce fonds, la délégation a indiqué que  la RDC devra se conformer aux exigences du nouveau modèle de financement. Celui-ci implique, notamment, l’engagement du gouvernement à contribuer  au financement de la contrepartie, une  collaboration renforcée avec les partenaires financiers et techniques.

La délégation du Fonds mondial a fait savoir, en ce qui concerne l’annualisation des décisions, que celle-ci aura un impact positif sur le système de santé national dans la mesure où elle va entraîner l’amélioration de la qualité de la prestation des services aux malades ; l’amélioration de l’accès au service de santé et aux traitements pour la population et le renforcement des capacités des programmes nationaux.

Néanmoins, la délégation a soulevé des défis qu’il faudra relever, notamment le suivi et d’évaluation précisément dans le renforcement du système national et de la disponibilité des données, dans la gestion des achats et des stocks qui implique, entre autre, le renforcement de la chaîne d’approvisionnement. Il y a aussi des défis dans la gestion financière.

Le cofinancement de la RDC

De son côté, Dr Félix Kabange Numbi a rassuré que le gouvernement fait un effort pour être en ordre avec le cofinancement. «  L’année passée, le gouvernement a payé 500 mille $ pour le sida, 500 mille $ pour le paludisme et 500 mille pour la tuberculose », explique-t-il, tout en remerciant la délégation du Fonds mondial pour avoir admis la RDC dans la liste de 6 pays prioritaires pour bénéficier des subventions de cette organisation.

Par rapport à l’Alliance mondiale pour la vaccination (GAVI), a poursuivi le ministre, la RDC a débloqué plus de 4 millions pour l’achat des vaccins. Cet argent a permis  d’effacer les dettes de cofinancement de la RDC vis-à-vis de GAVI.

Il sied également de souligner que  le ministre de la Santé publique, Dr Félix Kabange Numbi, avait tenu en son cabinet de travail une réunion avec la délégation du Fonds mondial conduite par Mark Eldon-Edington. Au cours de cette réunion, ils ont focalisé leurs discussions sur la lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose.

A en croire Mark Eldon-Edington, le Fonds mondial va investir plus d’argent cette année et l’année prochaine, surtout dans la lutte contre le sida. « Nous allons investir jusqu’à cent trente millions de dollars américains, cela en plus des investissements déjà réalisés. S’agissant de la lutte contre le paludisme, le Fonds mondial va mobiliser quatre-vingt-cinq millions de dollars américains », a-t-il expliqué. Il était aussi question lors de cette réunion de voir les performances réalisées dans la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose et le renforcement du partenariat entre le ministère de la Santé publique et le Fonds mondial.

Le Potentiel


(DN/Milor/GW/Yes)