La classe politique congolaise salue l'idée du chef de l'Etat Joseph Kabila sur la tenue des concertations qui devront mettre autour d’une table toutes les forces vives en République démocratique du Congo. Cette décision du président de la République constitue la réponse positive aux attentes de toute la Nation congolaise sur l'impératif de trouver des solutions durables à la crise que connaît le pays par la voie des prochains pourparlers.

Plus que nécessaire, ces concertations permettront de diagnostiquer les maux qui déchirent le pays et trouver des solutions durables devant concourir au renforcement de la cohésion nationale et trouver des actions visant la stabilité du pays.

Il convient, par ailleurs, d’indiquer que les concertations nationales initiées par le Chef de l’Etat connaîtront la participation de toutes les composantes de la nation et tiendront compte de l’essentiel.

Il ressort de cette approche les clarifications faites le mercredi 27 février dernier lors de la conférence de presse co-animée par les ministres, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, et Raymond Tshibanda, des Affaires étrangères, qui visait à couper court à tous les projets de dialogue national qui fleurissent en ce moment dans la classe politique congolaise.

De tout cela, il n’est pas question, tient à affirmer le ministre Lambert Mende. « Je rappelle qu’il s’agit de concertations. Il faut oublier le dialogue national, c’est déjà dépassé. Oublier Sun City. Nous n’irons pas à l’étranger pour régler des problèmes alors que notre peuple nous a offert un cadre institutionnel avec la Constitution ».

Dans cet ordre d’idées, le président de l’Assemblée nationale avait rappelé une fois les dispositions de l’article 69 de la Constitution de la RDC, qui confère au Chef de l’Etat le rôle d’arbitre pour le bon fonctionnement des institutions de la République. A ce titre, avait-il noté, il demeure dans ses prérogatives de convoquer toute réunion concernant la vie de la nation et d’en proposer les thèmes après avoir récolté les avis des uns et des autres dans le cadre des concertations envisagées.

Pour le cas d’espèce, Aubin Minaku a appelé au pragmatisme et à l’adoption d’une attitude positive pour une meilleure tenue desdites concertations, qui seront différentes du Dialogue inter-congolais de Sun-City ou autres forums déjà organisés au pays, étant donné que la République Démocratique du Congo dispose des institutions issues des élections démocratiques.

Le procès de 20 conspirateurs congolais annoncé pour le 6 mars à Pretoria

Entre temps à Pretoria, en Afrique du Sud, le procès de 20 personnes accusées d’avoir voulu attenter au régime actuel en RDC a été une nouvelle fois ajourné. Les 19 congolais et un congolais naturalisé américain ont manifesté l’espoir d’obtenir la liberté provisoire.

L’audience s’est déroulée mardi sous haute surveillance. Le procureur a affirmé que son dossier est prêt. Environ 150 pages pour s’opposer à la remise en liberté des 20 accusés. Au centre de ces arguments, la déposition d’un lieutenant-colonel membre de la force d’élite de la police sud-africaine qui a infiltré les présumés comploteurs.

C’est la défense qui a demandé le report. L’avocat d’Etienne, l’accusé n°20, veut prendre connaissance du dossier et mieux se préparer.

Pour l’avocat des 19 autres accusés, il lui semble qu’il y pourrait avoir un conflit d’intérêts entre ses clients. Tous les accusés ne le semblent-il pas jouer le même rôle dans cette affaire. Les accusés n° 1 et 4: James Kazungu et Kabuka Lugaba Adrien Kilele pourraient avoir besoin d’un avocat pour mieux les représenter. La question doit être tranchée d’ici la semaine prochaine avant la reprise des débats prévue le 6 mars.   

MMC


(ROL/CL/Yes)