Il était loin de s’imaginer qu’il allait connaître un triste sort et cela juste à deux jours de la fin de l’année dernière Le professeur KABAMBA Mueu, Directeur général de l’Institut Supérieur de Commerce a cru que le ciel lui est tombé sur la tête lorsqu’il a pris connaissance de l’Arrêté Ministériel N° 046/MINE-SURS/CAB.MIN/CA/WK/2012 du 29 décembre portant sa suspension à titre préventif.

Cette décision fait suite à la lettre datant du 26 décembre adressée par le Premier ministre au Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et Recherche Scientifique. Quelles sont les raisons qui ont poussé le chef du gouvernement à prendre cette mesure conservatoire ? On apprend qu’elle est liée au rapport de l’enquête menée à l’Institut Supérieur de Commerce lui transmis par le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique faisant état de la mauvaise gestion et du détournement des fonds au regard des responsabilités dégagées à la page 11 dudit rapport. Voilà pourquoi il anjoint  au ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique de relever le professeur KABAMBA Mueu de ses fonctions.

MATATA Ponyo ne s’est pas limité là car il a ensuite demandé à son ministre de veiller scrupuleusement à ce que le Directeur général suspendu rembourse la somme de 310.143 dollars Us, dont 121 .200 dollars Us sur le crédit des véhicules ainsi que 188.943 Us des fonds FOCAS disparus à la RAW BANK par sa négligence ». Toujours dans le cadre de cette mesure, le Premier ministre a tenu à ce que « la mission d’audit couvre une période de deux ans comme recommandé dans ma précitée avec le concours de votre collègue des Finances ». Cette période correspond au temps que vient de passer à la tête de l’ISC le professeur KABAMBA Mueu en qualité de Directeur général, a-t-on indiqué.

Panique généralisée dans les instituts supérieurs

Bien entendu, cette mesure a provoqué une onde de choc à travers tous les instituts de l’enseignement supérieur et universitaire. D’autres têtes vont probablement tomber au regard de multiples missions d’audit diligentées par le cabinet du ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique suite aux accusations de mauvaise gestion et détournement des fonds alloués au fonctionnement et aux primes des professeurs, personnel administratif, et scientifique; Les placards des universités et instituts supérieurs regorgent des cadavres nauséabonds en état de putréfaction fort avancée, s’est exclamé un ancien dirigeant de ce secteur.

Car, outre les frais de soutien libérés par les parents, il y a ceux retenus mensuellement sur les salaires des professeurs qui ont souscrit à l’achat par crédit des véhicules de transport. Pour rappel, il y a quatre mois, deux membres de la commission de gestion des fonds de soutien des parents avaient fait disparaître une somme de 300.000 dollars Us au motif d’avoir été victimes d’un hold up perpétré dans un supermarché situé juste à côté de la RAW BANK et qui a fait rire toutes les Vaches de la planète. Après enquête, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un montage grossier destiné à se taper ce montant à peu des frais. Les deux agents hument depuis lors l’air nauséabond de la prison centrale de Makala.

Le PGR aux aguets

Un, autre cas de mauvaise gestion qui alourdit le dossier du Directeur général suspendu de l’ISC, c’est le flot des mesures de suspension a chargé des professeurs, assistants, agents administratifs et scientifiques sans motif valable jusqu’à les priver de leurs droits, dont les salaires et les primes. Et ce, sans tenir compte des injonctions du conseil d’administration des Instituts Supérieurs sur la base des enquêtes diligentées et innocentant les victimes. Affaire à suivre d’autant plus que le Parquet Général de la République avait déjà été saisi de ce soit-disant hold up à la RAW BANK et dont les responsables se trouvent déjà en détention préventive à la prison de Makala.

F.M./Le Phare


(TH/GMM/PKF)