Disposée à apporter 50 millions de dollars américains d’assistance technique au gouvernement de la République démocratique du Congo, la Banque mondiale s’est engagée à développer un troisième barrage à Inga qui va s’appeler Inga III, et dont la capacité pourrait être de 4,5 G W, soit trois fois la capacité installée des deux barrages existants.

Pour cette opération, la Banque mondiale va s’engager, avec la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne des investissements (BEI), à finaliser ce projet, parmi les cinq grands autres prévus dans le cadre d’une prochaine assistance à la RDC, a indiqué M. Jean-Christophe Caré, coordonnateur des activités de la Banque mondiale dans le secteur des infrastructures, de l’agriculture et des ressources naturelles.

M/ Jean-Christophe Caré a révélé ce programme lundi 11 décembre 2012 au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, lors d’une matinée organisée par la mission économique des hommes d’affaires belges sur le thème « des financements bi et multilatéraux dans les secteurs de la santé, de l’énergie, de l’eau, de la construction des infrastructures, de transport et de l’agroforesterie ».

Autant les deux précédents barrages, à savoir Inga I et Inga II, ont été développés uniquement sur des fonds publics, autant le développement de ce troisième investissement avec les lignes de transmission vers l’Afrique du Sud sera concrétisé à hauteur de 10 milliards de dollars, a indiqué le représentant du Directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, Eustache Ouayoro empêché. Ces fonds ne sont pas disponibles au regard des enveloppes des grands bailleurs de fonds qui interviennent en aides en République démocratique du Congo. Tenant compte d’un ordre de grandeur à respecter, la Banque mondiale a estimé à 1 milliard de dollars sur une échelle de 3 ans à venir.

A ce jour, cette institution financière se dit ne pas être en mesure de financer une partie significative d’un investissement de 10 milliards de dollars. Donc, le projet de développement du barrage de Inga III et la ligne de transmission se feront en partenariat public-privé (PPP) selon les modalités en cours de discussions.

Parmi les cinq grands projets que la Banque mondiale voudrait anticiper pour les trois années à venir et qui seront financés dans un cadre net des stratégies, figure également un vrai projet urbain pour un montant d’environ 120 millions de dollars dans les six villes en moyennes, dont trois dans le Bas-Congo et trois à l’Est, pour l’amélioration de leurs infrastructures et de leur gouvernance municipale.

Un seul projet agricole va être consacré, par extension, dans le cadre du projet d’aide aux organisations paysannes et à travers la construction des routes rurales en province de l’Equateur. Un autre du genre va être exécuté à l’Est, dans la province du Sud-Kivu et qui va s’étendre sur le Nord-Katanga, notamment à Kalemie. Ce dernier va mêler aides aux organisations paysannes, routes rurales et énergie électrique.

Dans le Bas-Congo et le Bandundu, un projet pôle de croissance prévoit l’apport, selon les chiffres provisoires, d’une centaine de millions de dollars en infrastructures et en amélioration de l’environnement des affaires pour stimuler l’investissement privé entre Matadi et Kinshasa et entre Kinshasa et Kikwit, en vue d’améliorer tant soi peu la production et l’importation des produits agricoles.

S’intéressant par ailleurs à ce qui est de l’environnement des affaires, la Banque mondiale s’est félicitée de la récente adhésion de la RDC au Traité sur l’Harmonisation des Droits des Affaires (OHADA) dans le cadre d’un dialogue sur la gouvernance économique. Elle a encouragé la RDC à finaliser le processus de son adhésion à la Convention de New York pour la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrale et étrangère. Mais cette finalisation de l’adhésion à la Convention de New York se heurte encore à ce jour à un véritable blocage dans les dialogues.

ROK/MMC


(DN/Yes)