Ainsi qu’on le redoutait, au regard de la forte tension qui a régné le dimanche 09 décembre 2012 à Kampala, entre les deux parties, la journée de lundi a été marquée par le refus catégorique de la délégation du M23 de se présenter à la table des négociations.

René Abandi, le chargé des Relations extérieures de ce mouvement rebelle, a justifié le boycott par leur opposition à l’initiative des autorités de Kinshasa, représentées par le ministre Raymond Tshibanda des Affaires étrangères, de vouloir coûte que coûte répliquer aux attaques verbales lancées contre elles dimanche par François Rucogoza, chef de leur délégation.

« Nous sommes ici pour négocier, pas pour écouter la colère du gouvernement. Quand il nous semblera qu’il y a un cadre pour négocier, nous viendrons », a-t-il fait savoir.

Pour L’AVENIR, « Le M23 fuit les travaux ». En effet, rapporte ce journal, au deuxième jour de l’évaluation de l’accord du 23 mars 2009, le M23 a fui les travaux, pendant que la délégation de Kinshasa s’apprêtait à faire sa réplique, devant la même plénière et la presse. Et ce, dans le but de contredire les mensonges débités le 09 décembre 2012 à l’ouverture des travaux et dénoncer les crimes du M23.

Conscient qu’il n’a ni agenda connu, ni cahier de charges précis, le M23 est allé à Kampala pour amuser la galerie, pendant qu’il est train de renforcer ses troupes sur terrain. Sachant qu’ils n’ont rien à proposer, ils inventent des stratagèmes, en récusant le médiateur qui a été choisi le ministre de la Défense ougandais.

Dans le même registre, le journal LE TEMOIN du peuple note que le médiateur ougandais, le ministre de la Défense Crispus Kiyonga, n’a pas réussi à convaincre le M23 de venir dans la salle où devait se dérouler les travaux. Le chef de la délégation de Kinshasa, Raymond Tshibanda, a déploré cette attitude. « Drôle de démocrates. Ils préfèrent affirmer des vérités. Ils ne sont pas prêts à la contradiction », a déclaré M. Tshibanda en prévenant que le M23 vienne ou pas, nous dénoncerons leurs crimes.

Sous le titre : « L’UDPS : non au M23 », LA COLOMBE soutient que la situation à l’Est de la RDC, n’est pas ce que d’aucuns présentent dans certains médias. La puissance de feu imaginaire du M23 relève d’une stratégie de déstabilisation des FARDC dont la faiblesse chantée n’est juste que légendaire. Les différents rapports de l’ONU, particulièrement le dernier, apportent la preuve qu’il n’y aurait pas de M23 sans armée rwandaise et ougandaise.

L’UDPS ayant compris qu’il avait été plus d’une fois roulé dans la farine dans des stratégies dans lesquelles il n’avait fait que servir de parapluie à ceux que le peuple devait juger, s’est ravisé en dépit des contacts signalés par le rapport de l’ONU.

LE POTENTIEL consacre sa manchette au passage du Premier ministre Matata Ponyo au Sénat. « Il faut secouer le baobab. Faire tomber les feuilles mortes, et laisser la place aux nouvelles, celles qui apportent la verdure, les fruits, celles qui apportent la prospérité à l’ensemble de la société congolaise.

En phase avec la « révolution de la modernité » telle que conçue par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, le Premier ministre Matata Ponyo est allé proposer au Sénat la voie à suivre, celle qu’il pense être la meilleure pour susciter « l’éveil économique national de la RDC ».

Pendant plus d’une heure, il a tenu le Sénat en haleine, étalant son rêve d’un peuple congolais qui se mobilise derrière son président pour réaliser son destin d’un pays plus beau qu’avant. Et pour y arriver, il faut secouer le baobab et en faire tomber les feuilles mortes.

A l’Assemblée nationale, rapporte LA PROSPERITE, Jacques Mokako, député élu de Bumba, a clos sa question orale avec débat adressée au ministre de la santé Félix Kabanga. Le député Mokako a crevé l’abcès au Palais du peuple. Là où les uns parlent de négociations à Kampala avec des tiraillements politiciens ponctués de guerres meurtrières successives, lui parle plutôt de la politique du gouvernement de la République en matière de santé de tous les Congolais.

T.N./MMC


(TN/Yes)