L’association des navigateurs du fleuve Congo (ANAFC), en Provinciale   Orientale, dénonce  les  tracasseries dont  sont victimes les commerçants  sur le tronçon Kisangani-Lokutu  sur le fleuve Congo.Ces désagréments sont  l’œuvre d’une multitude de services  de l’Etat qui ont érigé près d’une vingtaine des barrières illégales  le long de ce tronçon de 250 Km.
 
Parmi ces services de l’Etat, Jean-Pierre Litongo, président de cette association, cite : l’Agence nationale de renseignement (ANR), la Force navale la police, la Garde républicaine ainsi que  la direction de recettes de Kisangani.

Chaque service exige aux commerçants le paiement 2 000 Fc (2 USD) à  chaque passage, sans oublier les frais de la ration alimentaire de ces militaires.
 
Cette situation a entraîné une certaine rareté dans l’approvisionnement de la ville via le beach « Djubu-Djubu »,  affirment  certains habitants de Kisangani, ajoutant que le nombre d’embarcations qui accostent quotidiennement est passé de deux cents à dix par jour.
 
Indigné, le ministre provincial de l’Intérieur promet de tenir une réunion avec tous les services concernés pour résoudre ce problème. Christian Atama s’est aussi engagé à recourir à la justice militaire pour faire le ratissage le long de cette partie du fleuve, afin de permettre aux commerçants de voyager en toute quiétude.

Radio Okapi


(CL/Yes)