L’amélioration du climat des affaires et des investissements en Rdc a un lien direct avec la lutte  contre la corruption qui gangrène le circuit économique et social congolais. Cette dernière a toujours été au cœur de l’action du gouvernement, qui en  mars 2012 avait organisé une rencontre à laquelle avait pris part des représentants du gouvernement et du secteur privé.

Dans la même démarche, le gouvernement n’a pas croisé les bras, ainsi, en collaboration avec l’Ambassade du  Royaume uni (Dfid) en partenariat avec Ethics Intitute of South Africa et le groupe de travail de l’initiative anti-corruption de la Rdc, il s’est tenu le jeudi 06 décembre 2012 dans la salle des conférences internationales du Ministère des Affaires étrangères un séminaire réunissant les membres du gouvernement ainsi que le secteur  privé sur « le code  de conduite des affaires et pacte anti-corruption entre le gouvernement et le secteur privé de la Rdc ».

Le gouvernement congolais et le secteur privé ont  pris le ferme engagement  de lutter contre la corruption afin de restaurer des pratiques d’éthique et améliorer le climat des affaires et des investissements, la transparence ainsi que la bonne gouvernance en Rdc.

En organisant ce séminaire, le but poursuivi est de dégager des pistes de solution qui doivent permettre de matérialiser certaines pratiques anti-corruption qui devront faire partie de la feuille de route du gouvernement sur l’amélioration du climat des affaires et des investissement en Rdc, a indiqué le ministre du Plan, Célestin Vunabandi, représentant le Premier ministre  lors de la cérémonie d’ouverture dudit séminaire.

Il a également précisé que le gouvernement soutient cette initiative et qu’il est très engagé dans la lutte contre la corruption dans la restauration des pratiques d’éthique.
Pour le numéro un du Plan, il existe un lien direct entre la lutte contre la corruption et l’amélioration du climat des affaires. Réitérant son engagement dans l’amélioration du climat des affaires, Célestin Vunabandi a, au nom du Premier ministre, encouragé le monde des affaires à créer des pratiques « d’éthique d’excellence ».

Ainsi, a-t-il émis le vœu de voir ce forum donné lieu à un pacte anti-corruption, un acte qui va être un document de référence devant lier d’une part, le gouvernement et d’autre part les opérateurs économiques c’est-à-dire le secteur privé. Car, a-t-il renchéri, nous voulons que par des pratiques d’éthiques, par des pratiques anti-corruption qu’il y ait plus de transparence, plus des ressources publiques et qu’il y ait plus d’investissement en Rdc.

L’ambassadeur britannique en Rdc, Neil Wigan a quant à lui indiquer que cet acte traduit la volonté du gouvernement d’améliorer le climat des affaires d’où le partenariat que son institution avait noué avec le gouvernement congolais estimé à 66.000.000 de dollars américains pour aider la croissance en Rdc.
Il a réitéré le soutien de son gouvernement dans la mise en place d’un pacte anti-corruption.

Le diplomate britannique, Neil Wigan a en outre encouragé les  sociétés britanniques  à investir en Rdc  dans le respect des règles de l’éthique, demandant en retour au gouvernement d’améliorer l’environnement des affaires et de lutter contre la corruption.

Mme Marie-chantal Kaninda, présidente de l’initiative anti-corruption en Rdc, conseillère principale et chargée des relations publiques de Rio Tinto pour l’Afrique centrale et de l’Est, a au cours de son allocution  indiqué que le gouvernement doit s’engager réellement dans la mise en œuvre de ce pacte anti-corruption pour l’amélioration du climat des affaires.

Il s’agit, pour elle, d’amener le gouvernement et le secteur privé à travailler dans un cadre où la bonne gouvernance est la règle.

Gisèle Tshijuka/MMC


(GTM/GW/Yes)