La délégation des  chefs des confessions religieuses conduite par Mgr. Djomo Lola Nicola, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), a déposé sa pétition entre les mains du secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix, en l’absence du secrétaire général de l’Onu.

Dans leur pétition qui a requis environ 10.000.000 des signatures, ces responsables des Eglises et confessions religieuses dénoncent notamment l’implication du Rwanda dans la rébellion du M23. 

Il sied de noter que cette délégation qui a rencontré le représentant de Ban Ki-Moon comprenait notamment, Mgr Marini Bodho, président de l’Eglise du Christ au Congo, Pr. Fumunzanza Théodore, chef de l’Eglise orthodoxe, Mme la commissaire Ngwanga, chef de l’armée du salut, Iman Sheick Abdallah Mangala, chef de la communauté islamique, Révérend Elebe Kapalay, représentant de l’Eglise kimbanguiste, Mgr Ntambo Nkulu Pierre, chef de l’Eglise anglicane, l’évêque Pascal Mukuna, des Eglises de réveil en Rdc, Mgr Nzinga Maluka Simon, chef des Eglises indépendantes.

Les représentants des confessions religieuses congolaises n’ont pas encore révélé la teneur de leur entretien.
 
En sa qualité du membre de l’organisation dénommée Initiative des femmes pour la paix dans les Grands Lacs, Mme Bernadette Tokwaulu se retrouve également à New York, dans le sillage des religieux.

Jointe au téléphone par la rédaction du site web digitalcongo.net, à partir du pays de l’Oncle Sam pour donner ses impressions sur cette délégation dont elle fait partie, Mme Bernadette Tokwaulu qui a beaucoup observé et écouté, est arrivée à la conclusion selon laquelle la sonnette d’alarme doit retentir en Rdc et que la population ne puisse s’endormir sur les spectaculaires victoires diplomatiques comme c’est le cas avec la publication récemment par les Nations unies, ce pour la première fois, d’un rapport sur l’implication du Rwanda dans les rebellions au Kivu.

Pour cette écrivaine congolaise de renom, le fait que le Rwanda soit incriminé ne signifie pas qu’il a perdu  ses soutiens auprès des traditionnelles grandes puissances qui sont connues.

Etant donné que le plan de balkanisation de la Rdc que poursuit le Rwanda n’est pas tout a fait enterré dans les chancelleries occidentales africaines, Mme Tokwaulu en appelle à la mobilisation tout azimut des Congolais de manière à oublier les divergences et les rancoeurs postélectoraux afin de sauvegarder l’intégrité territoriale.

Notre interlocutrice estime que si aujourd’hui le M23 déclarait l’indépendance de Rutshuru le Rwanda serait le premier pays à reconnaître ce nouvel Etat et le Conseil de sécurité ne  se limiterait qu’à une simple condamnation  par des résolutions mais cela s’arrêterait là, car a-t-elle renchéri ces genres des situations sont du déjà vu et connu surtout que le Rwanda est sur le point d’adhérer au Conseil de sécurité ou il va représenter l’Afrique pendant 2 ans.

L’auteur du livre « Tant que je vivrai, tu vivras » fait en outre savoir que les troupes du Rwanda constituent 20 pour cent des troupes du maintien de la paix des Nations Unis au Darfour.

Somme toute, pour elle, la sauvegarde de l’intégrité territoriale de la Rdc dépend de Congolais eux-mêmes.

Elle révèle par ailleurs que la guerre qui sévit à l’Est ne se livre pas seulement sur le terrain militaire au Nord-Kivu mais aussi contre les partisans de la balkanisation de la Rdc.

Pour elle, la seule arme efficace c’est de sensibiliser les opinions publiques qui financent cette situation déplorable avec leurs impôts.

« Les Congolais aussi bien de l’intérieur que  de l’extérieur du pays, secouons les esprits  par le poids des mots car ne nous trompons  pas. Quand ils disent que le Congo est trop grand, ils ne parlent pas de sa superficie parce que le Brésil et l’Algérie sont plus grand que le Congo. Ils veulent dire qu il est trop grand par rapport au cerveau du Congolais, ils veulent dire que le congolais n’est pas capable de gérer son pays par rapport aux soi-disant prouesse économique du Rwanda qui en fait serait un pays toujours pauvre sans l’exploitation du coltan du sang du congolais car il n’ y a pas de coltan dans le sol rwandais », a laissé entendre Mme Tokwaulu.

C.L./MMC


(CL/Yes)