Elles étaient toutes là. Sinon, bon nombre parmi elles. Il s’agit bien des confessions religieuses qui se sont réunies à la Cathédrale du Centenaire protestant, le samedi 25 août dernier. L’objectif était d’implorer la grâce du Tout-Puissant, pour que la paix revienne dans l’Est de la RD. Congo. Dans un culte œcuménique officié par Monseigneur Marini Bodo, les églises ont, comme un seul homme, condamné la guerre injuste imposée aux congolais. De ce fait, elles ont dans un document commun lu par le père Floribert Mavungu, Secrétaire de la Commission épiscopale pour le culte divin, «demandé aux gouvernants de prendre leur responsabilité et de s’engager pour la dignité du peuple congolais et l’intégrité de son territoire ».

Ces hommes de Dieu ont aussi lancé, à travers une pétition, un vibrant appel aux Nations Unies afin qu’elles s’impliquent positivement au rétablissement d’une paix durable dans la partie orientale du Congo-Kinshasa. Après concertation, les confessions religieuses ont arrêté de dépêcher, rapidement, une délégation à New York pour déposer une pétition. Elles en appellent, par ailleurs, à des sanctions directes et immédiates contre Kigali, agresseur coutumier et déniché de la RDC. Résolument, les églises unies ne comptent pas se limiter aux simples dénonciations.

Il y a quelques mois en arrière, ces confessions avaient lancé l’opération de collecte de cent mille signatures auprès de la population. Objectif ? Aller déposer une pétition auprès des Nations Unies afin que les auteurs présumés des massacres des populations congolaises au Nord-Kivu et dans d’autres territoires décimés par les affres de la guerre soient sévèrement sanctionnés. Cette pétition consiste également à dire non au projet de balkanisation de la République Démocratique du Congo.

Les confessions ont, dans la même déclaration, exigé aux pays voisins de la RDC de cesser toute ingérence et toute agression pour qu’enfin, soit privilégiée la voie de la paix et de la coexistence pacifique. D’après les confessions religieuses, une équipe doit partir à New York, pour déposer leur pétition. A entendre les représentants de chaque confession, seul Dieu a établi les bornes pour chaque frontière. Dans sa prêche, Monseigneur Marini Bodho a puisé dans le premier livre de Roi, au chapitre premier, pour démontrer l’importance de la conservation de l’héritage des aïeux.

Il a fait savoir à l’assistance qu’il est hors de question de déplacer les bornes tracées par les ancêtres. Car, a-t-il affirmé, Dieu maudit tous ceux qui violent le territoire ou l’héritage des autres. Malgré l’appel à la paix, le Rwanda s’obstine… En dépit de l’aide coupée tous azimuts par certains pays occidentaux, le Rwanda vient de trouver une astuce pour s’immuniser contre toutes les décisions tendant à l’affaiblir. A cet effet, des appels à la contribution ont été lancés par le régime de Kigali afin de compenser aux tuyaux de ravitaillement brusquement coupés.

Alors que ces sanctions prises à son encontre n’ont pour motif que de l’empêcher de continuer à soutenir la rébellion qui déstabilise son voisin, donc la RD. Congo, le Rwanda affiche, curieusement, son obstination à vouloir continuer le sponsoring des forces négatives dans cette partie du territoire congolais. D’où, l’appel unanime des confessions religieuses à des sanctions directes et immédiates contre le régime de Kigali.

La Prospérité


(TN/TH/GW/Yes)